Nous étions merveilleuses | Laure Rollier

Bonjour à tous ! Je vous retrouve aujourd’hui afin de vous parler du nouveau roman de Laure Rollier, « Nous étions merveilleuses« , paru récemment aux éditions Mazarine. L’avez vous déjà croisé sur la toile ? Voici ma chronique.

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L’explorateur |Katherine Rundell [lecture jeunesse]

Bonjour les lecteurs !

Je vous parle aujourd’hui d’un magnifique roman jeunesse, à proposer à tous à partir de 10 ans. Paru chez Gallimard jeunesse en avril 2019, et écrit par l’auteure Katherine Rundell, ce livre ravira les enfants mordus de lecture… comme leurs parents !

Résumé éditeur

Depuis son siège à bord d’un petit avion, Fred observe la mystérieuse forêt amazonienne s’étendre à perte de vue. Il rêve de devenir explorateur, de voir son nom figurer parmi ceux des grands aventuriers. Quand l’avion percute la cime des arbres, Fred se retrouve seul, au cœur de la jungle immense et sauvage, avec trois autres enfants, Connie, Max et Lila. Quelles sont leurs chances de survie si personne n’est à leur recherche? Ils ont pourtant le sentiment d’une présence. Quelqu’un était-il là avant eux?

Mon avis

Quatre enfants se retrouvent perdus au cœur de la forêt amazonienne, suite au soudain crash de l’avion qui les transportaient vers leurs familles. Livré à eux même, sans adulte, ils découvrent la vie en communauté. Ils vont devoir s’unir afin de survivre dans cette nature hostile : trouver des astuces pour se nourrir, construire des abris et se lier peu à peu d’amitié ! Cet ouvrage véhicule de très belles valeurs : l’entraide, la tolérance, le respect de la nature, l’amitié. Très optimiste, c’est un roman à mettre entres toutes les mains de nos jeunes !

La dimension écologique est également forte et bien amenée par l’auteure. Le lecteur pourra découvrir au fil des pages la faune et la flore d’amazonie (singe, paresseux, fourmis, abeilles…) et l’importance de cet écosystème. Cela m’a un peu fendu le cœur, lorsque l’on voit les dégâts des incendies qui se sont produits cet été à cet endroit même…

Les enfants vont rencontrés un mystérieux personne, un explorateur un peu loufoque et très grognon ! Les uns les autres vont lentement s’apprivoiser, le lecteur découvrant le passé de cet individu blessé par la vie.

En plus d’être très bien écrit, de magnifiques illustrations ornent les pages des premières pages de chapitres, ce qui rend l’ouvrage carrément irrésistible ! Je vous conseille vraiment cette lecture, qui m’a émerveillé en tout point, je me suis imaginé à 10 ans entrain de le lire 🙂 Bref, une très chouette découverte.

Le pouvoir | Naomi Alderman

Voici un roman qui ne vous laissera pas indifférent ! Personnellement, je ne vais pas le cacher : j’ai adoré ! Amateurs de science fiction et dystopie, laissez-vous tenter par Le pouvoir, de Naomi Alderman, récemment paru aux éditions Le livre de Poche. Voici ma chronique.

Résumé éditeur

Et si les femmes prenaient enfin le pouvoir dans le monde entier ? Aux quatre coins du monde, les femmes découvrent qu’elles détiennent le « pouvoir ». Du bout des doigts, elles peuvent infliger une douleur fulgurante. Et même la mort. Soudain, les hommes comprennent qu’ils deviennent le « sexe faible ». Mais jusqu’où iront les femmes pour imposer ce nouvel ordre ?

Mon avis

Le monde change. Des jeunes filles découvrent, de part le monde, qu’une mystérieuse force électrique parcours leur corps. Les scientifiques se penchent rapidement sur ces cas étonnants, et découvre que chaque femme à en elle un « faisceau » qui lui confère un pouvoir redoutablement prodigieux. La révolution est en marche.

Les personnages que nous rencontrons dans ce livres sont très différents et nous permettent d’avoir plusieurs visions du changement en cours. Allie, jeune fille rebelle, trimballée de familles d’accueil en famille d’accueil, malmenée par ses parents adoptifs, cherche à fédérer les femmes du monde autour d’une nouvelle religion au sein de laquelle Dieu est une femme. Le Maire Cleary, nous donne une vision politique, en cherchant à accéder au grade de Présidente par tous les moyens (géo-politiques, armées…). Roxy, fille de mafieu, cherche quand à elle le soutien de sa famille pour monter son affaire qui permettra d’accroitre les forces électriques des femmes (et de la hisser ainsi au rang des personnes les plus influentes). Tunde est journaliste, il couvre les plus grandes révolutions au travers de la planète : son récit permet d’avoir une vision globale de la situation.

Le récit est construit comme un thriller, sur une période de 10 ans. Le lecteur à conscience qu’un événement majeur va se produire à la fin de cette période. Le renversement des dictats de la société actuelle se fait, quand à lui, de manière rapide, et s’instaurent alors de nouvelles hiérarchies. L’écriture est assez simple, cru parfois, et tiens le lecteur en haleine. Chaque chapitre (dédié à un personnage) est un tremplin vers le chapitre suivant. De telle sorte qu’il est très difficile de poser ce roman !! 🙂 J’ai été happée dès les premières pages (qui sont très très intrigantes, on ne comprend pas trop le propos des lettres entres l’auteure Naomi Alderman et un confrère), jusqu’à la toute fin, qui nous apporte enfin un éclaircissement sur la situation.

Pour être tout à fait honnête, certains éléments du récit ne sont pas d’une très grande originalité (les pays représentées sont les USA et l’Arabie Saoudite… j’ai préféré les passages sur la Moldavie, qui mettent en avant des histoires plus méconnues du grand public). Idem pour le fait que les visions des personnages soient très tranchées (politique/religion/drogue…). Mais je dois avouer que cela ne m’a pas du tout dérangée, j’ai passé un excellent moment de lecture. Bien entendu, on retrouve ici la pâte de Margaret Atwood (qui a priori est en contact avec l’auteure), et d’autres écrivain tels que Tom Perrota avec The Leftovers. Ce roman va d’ailleurs être adapté en série, ce qui ne m’étonne guère puisqu’il est vraiment très « visuel ». Je l’imagine très bien à l’écran !

Alors, d’après vous, les femmes arriveront-elles au pouvoir ? Quel type de régime mettront-elles en place ? Sera t-il différent de celui que l’on connait actuellement, au sein duquel, historiquement (et religieusement) l’homme est supérieur à la femme ? Une personne peut-elle rester fidèle à ses principes si elle détient le Pouvoir ? Lancez-vous, et découvrez comme moi ce roman électrisant !

Le Pouvoir a remporté le Baileys prize en 2017.

Les loyautés | Delphine de Vigan

Voici un roman qui marque. Ce texte, assez court, n’en est pas moins puissant et percutant. Je remercie les éditions Le livre de poche pour leur envoi, je découvre enfin la plume de Delphine de Vigan. Il est paru le 28 aout dernier en version poche.

Résumé éditeur

«Chacun de nous abrite-t-il quelque chose d’innommable susceptible de se révéler un jour, comme une encre sale, antipathique, se révélerait sous la chaleur de la flamme ? Chacun de nous dissimule-t-il en lui-même ce démon silencieux capable de mener, pendant des années, une existence de dupe ?»

Mon avis

Dans ce livre se croisent quatre vies, quatre destins qui s’entremêlent. Les personnages sont écorchés, et chacun souhaite plus que tout protéger fidèlement une autre âme abimée. Mathis, jeune collégien, protège son ami Thèo. Théo protège coute que coute son père. Hélène, la professeure, protège son élève Théo, et Cécile protège son fils Mathis. Les « loyautés ». Jusqu’où sont-il prêt à aller par loyauté ? Les thèmes abordés dans ce roman sont ceux du quotidien de certaines familles en France : le chômage, le divorce, les gardes partagées, la pauvreté, l’alcoolisme, la violence… Ok, vu comme ça, ça ne vous fait pas rêver 🙂 ! Si vous aussi vous voyez le verre à moitié plein, vous pourrez, comme moi, déceler dans le récit un sentiment d’optimisme car il évoque notamment l’amour inconditionnel d’une mère et l’amitié.

La fin, on l’attend depuis le début. Elle pèse lourd depuis les premiers chapitres, comme une angoisse qui ne quitte jamais le lecteur. L’atmosphère est pesante, l’écriture incisive. Les chapitres s’enchainent à une vitesse folle, le lecteur est emmener dans ce tourbillon infernale, une spirale qui ne peux déboucher que sur un drame… De ces quatre vies, qui parviendra à trouver la lumière, l’apaisement, la délivrance ?

Une belle découverte littéraire que je vous conseille, je pense que ce ne sera pas mon dernier Delphine de Vigan ! Quels autres livres de l’auteure me conseilleriez-vous ?

A bientôt !

Nouveautés dans la bibliothèque de bébé | sept 2019

Ca yé, notre fils va avoir 2 ans ! Dans quelques semaines, il sera officiellement un petit garçon, terminé le bébé 🙂 En attendant ce grand jour (où il risque d’avoir des petits cadeaux livresque…), je vous présente dans cet article les nouveautés que nous avons découvert des derniers temps.

La collection P’tit Héros | Fleurus Édition

Nous adorions déjà la collection « P’tit garçon », nous devons avoir une dizaine de livres. C’est tout naturellement que je me suis tournée vers les livres P’tit Héros, que j’ai découvert en brocante. Pour l’instant nous avons : le chevalier, l’aventurier, le pirate et le cowboy. J’ai eu un doute sur l’âge de compréhension, nous avons commencé à les lire à notre fils à partir de 14 mois et c’était un peu juste. Mais depuis ses 20 mois environ, il adore ! Il ne demande que ceux là lors des moments de lecture, il connait les personnages par cœur (totoooo, chevalier, …) et il répète tout ce que je raconte 🙂 Un vrai perroquet. Le format est parfait pour son âge (le même que les P’tit garçon), bien cartonné, et les textes par trop longs. Il y a pleins de détails à chercher (pleins de petits animaux cachés par exemple), et les illustrations sont bien réalisées. Je prévois de lui prendre « l’indien » et « le viking » pour son anniversaire ou noël ! Bref, je recommande à fond


Tchoupi chez le docteur

Il y a quelques temps, je cherchais un livre sur les docteurs, car mon petit cœur en a une peur terrible depuis tout bébé. Ma copine Marion m’avait parlé de celui de la collection « mes tout p’tit docs » mais je ne l’ai pas trouvé en librairie. Mais j’ai feuilleté celui de Tchoupi ! Pour ceux qui ne connaissent pas cette collection, le format est chouette car petit carré, les pages sont fines mais bien plastifiées. Par contre, je trouve que ce n’est pas très pratique pour tourner les pages pour les plus petits, je la conseillerais donc en « lecteur seule » à partir de 2 ans. Et concernant le fond ? La traditionnelle visite chez le médecin est bien développée : la salle d’attente, le bureau du docteur, la table d’auscultation et même la piqure du vaccin. On s’y croirait en vrai ! Mon fils s’est tout de suite identifié à Tchoupi, à tel point qu’il refuse même de tourner les pages du livres (tellement il à peur)… Bref, c’est pas encore gagné pour nous, mais on va travailler dessus. Je le conseille tout de même, car il détail bien un rendez-vous type chez le docteur


Petit Ours brun et le pot

Voila un thème d’actualité ! J’ai choisi ce petit livre en libraire (enfin, c’est plutôt mon fils qui me l’a fait acheté !) et principalement, il faut dire, pour son petit prix (2,90€ je crois). Un petit format bien cartonné, très pratique. Mais d’habitude je ne suis pas trop fan de Petit Ours, qui fait beaucoup de bêtises… heureusement ici, il est calme et fait bien son pipi correctement lol Un petit livre sympathique sur le thème de la propreté.

Les crevettes ont le cœur dans la tête | Marion Michaud

Voici un roman de chicklit très sympathique ! Prêté très gentiment par une amie (oui oui, il y a des personnes qui prêtent leurs livres ! 😁😁), je me suis plongée la tête la première dans cette lecture « de fille ».

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J’avais une île | Lorenza Pieri

Bonjour a tous ! Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parlez d’un roman qui sortira en librairie le 4 septembre (oulalala, oui oui, je vous présente une avant-première ! 🤘). J’avais une île, premier roman de Lorenza Pieri, est publié aux éditions Preludes.

Résumé éditeur

Une île minuscule, au large de la Toscane. C’est là que naissent Caterina et Teresa, deux sœurs, dans les années soixante-dix.
Dans cette famille insulaire, les caractères sont bien trempés, à commencer par Elena, leur mère, que l’on surnomme « La Rouge » pour sa chevelure flamboyante, mais surtout pour ses idées politiques. Vittorio, leur père, éternel Hédoniste, mène son existence comme bon lui semble, tandis que Nonnalina, leur grand-mère, traverse la vie avec une force résignée, héritage de la guerre qui a bouleversé son passé.
Différentes mais complémentaires, Caterina, l’aînée, subjugue et domine Teresa, qui, pour trouver sa place, devra apprendre à se détacher de sa terre comme de sa famille. Lorsque arrive l’âge adulte, et le temps des décisions, saura-t-elle apprivoiser la nostalgie de son enfance pour se construire un avenir ?

Mon avis

Giglio. Une petite île italienne calme où il fait bon vivre. C’est ici que viennent au monde Caterina et sa sœur Teresa, filles d’Elena l’aubergiste du village au caractère bien trempée et Vittorio le vétérinaire du coin. Sur fond de saga familiale, l’auteure nous embarque dans un récit initiatique où l’on va suivre le parcours de vie de Caterina, de son enfance à l’âge adulte. Une première (longue) partie nous emmène aux côtés de la jeune fille, vivant une enfance heureuse sur cette île paradisiaque, jouissant d’une naïve liberté propre à son âge. Ce monde de délices sera bientôt entaché de plusieurs événements familiaux, qui feront que peu à peu, Caterina changera son regard sur son île idyllique…. En cela ce roman m’a beaucoup touchée, moi qui suit également très attachée à ma région natale, et qui rêve (un peu trop) souvent s’y retourner vivre… je me souviens comme Caterina et sa sœur, de mes plus jeunes années à la campagne, complètement insouciantes, où tout me paraissait simple. En grandissant, j’ai éprouvé le besoin de m’affranchir de mes racines, tout comme Caterina.

L’auteure a parsemé le récit d’une multitude d’anecdotes historiques, on sent le poids du régime sur le peuple italien (à partir des années 1976). J’ai tout d’abord eu un peu peur que ce côté « historique » prenne trop de place dans ce roman, mais ces détails s’estompent au fil des pages, une fois que le contexte est posé. Le sujet politique demeure très important tout au long de la lecture, la famille que nous suivons étant farouchement engagée contre certaines décisions du gouvernement.

J’ai beaucoup aimé ce roman, à l’écriture fluide, qui m’a complètement transporté dans ses paysages insulaires. Un univers très différent de ceux de mes lectures habituelles, qui m’a fait l’effet d’une parenthèse apaisante et puissante à la fois. Un livre sur les relations familiales, sur la puissance de celles-ci, sur la façon dont elles nous marquent à vie. Je le recommande.

La goûteuse d’Hitler – Rosella Postorino

Bonjour à tous ! C’est le retour des chroniques littéraires, youpi ! Et aujourd’hui, je viens vous parlez d’un roman historique italien, paru chez Albin Michel en janvier dernier. La gouteuse d’Hitler, vous l’avez peut être vu passer sur les réseaux sociaux, avec sa belle couverture ! Les avis sont mitigés, je me suis fait le mien et je vous le partage ici.

Résumé éditeur

1943. Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terrorisé à l’idée que l’on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa. Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuillerée à sa bouche, Rosa s’exécute, la peur au ventre : chaque bouchée est peut-être la dernière. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce réfectoire : considérée comme « l’étrangère », Rosa, qui vient de Berlin, est en butte à l’hostilité de ses compagnes, dont Elfriede, personnalité aussi charismatique qu’autoritaire. Pourtant, la réalité est la même pour toutes : consentir à leur rôle, c’est à la fois vouloir survivre et accepter l’idée de mourir.

Mon avis

Plongeons au coeur de la seconde guerre mondiale, et plus particulièrement dans la petite ville de Gross-Partsch où Hitler à construit son quartier général secret. Devenu légèrement paranoïaque, il décide de recruter 10 gouteuses, qui n’auront d’autres choix que de déguster avant lui tous les plats préparés par le cuisinier officiel. Rosa est une berlinoise, débarquée dans cette campagne prusienne il y a peu de temps, venue s’installer dans la famille de son mari parti au front de son plein gré. Par un matin d’hiver, les SS viennent chez elle et l’emmènent sans explication : le Führer lui offre un poste de « goûteuse ». Chaque jour, elle devra goûter, matin midi et soir, au risque de perdre la vie après avoir avaler une bouchée. Allemande, comme Lui, elle est contrainte et menacée par les SS, impossible de se dérober de cette « mission honorifique ». Servir le Loup, devenir esclave de la Nation, relayée au rang de cobayes.

Je me suis vraiment beaucoup attachée à Rosa, cette jeune femme que la vie n’a pas épargnée. Le lecteur découvre des morceaux de son existence au fil des pages, Rosa se remémorant les moments qui l’ont marqué pour toujours. Le sentiment d’angoisse est permanent dans ce roman : l’angoisse de la mort, l’angoisse du régime oppressant sur la population, l’angoisse des combats et de la perte de ses proches… C’est dans ce contexte historique que 10 femmes se retrouvent chaque jour dans un réfectoire et mangent sous la surveillance de plusieurs soldats allemands. Certaines se connaissent, d’autres non. Elles vont se découvrir et tisser peu à peu des liens très forts. Elles vont s’épauler, se défendre, garder des secrets les unes pour les autres, parfois au péril de leur vie. Elles contre eux, du même peuple et pourtant si différents… Liées dans une destin commun.

J’ai particulièrement apprécié découvrir cet aspect de la Seconde Guerre Mondiale, et le métier de goûteuse. Ce roman est inspiré de la vie de Margot Wölk, ce qui le rend d’autant plus percutant. L’auteure, Rosella Posterino, nous évoque les évènements de l’année 1943, et donne la parole au peuple allemand : baronne, mère au foyer, officier, cuisinier… grâce à eux et à la verbe de Rosa, le lecteur en apprends davantage sur l’Histoire qui se déroule sous les yeux des personnages, mais également sur des petits détails (le cuisinier racontera les manies culinaires d’Hitler, l’officier sont ressentis face aux camps de concentration…). Des récits touchants, puissants, et qui questionnent sur le régime et sur la façon dont la population perçoit ses agissements. Le refus de collaborer est alors fortement réprimandé. L’amitié et l’amour seront-ils plus fort que la peur ?

Enfermées dans la caserne, nous étions des soldats sans armes, des esclaves de rang supérieur, nous étions quelque chose qui n’existe pas et en effet, hors de Rastenburg, personne n’a jamais su que nous existions.

Un roman historique que je vous recommande, je l’ai beaucoup aimé. Un début un peu lent, mais je suis ensuite resté accrochée tout au long du récit ! Des personnages attachants, voir détestables, mais cependant juste dans leurs émotions. Une belle découverte, j’espère qu’il vous plaira aussi !

Le petit surdoué de 6 mois à 6 ans |Monique de Kermadec & Sophie Carquain | Le livre de poche

Hello les lecteurs ! Aujourd’hui nous allons parler petite enfance, et plus particulièrement précocité chez les enfants. Alors oui, je fais parti de ces mères insupportables qui pensent que leur enfant est un petit génie et qui évolue bien trop rapidement. Un surdoué quoi ! 😁😁 Alors lorsque les éditions Le livre de poche m’ont proposé de découvrir cet ouvrage, j’ai foncé ! Je voulais absolument TOUT savoir sur ce qui fait qu’un enfant est « surdoué » ou pas !

Alors, que l’on soit bien clair dès le départ : ce livre ne permet en aucun de cas de diagnostiquer une précocité chez un enfant 😁 j’ai été très déçue sur ce point. La quatrième de couverture dit que grâce à cet ouvrage, nous allons  » connaitre les caractéristiques de bébés précoces et les comprendre ». C’est faux. Ce livre est très généraliste, il explique le fonctionnement d’un enfant (ou bébé), ses phases de développement, les grandes étapes de son apprentissage. Et en cela il est vraiment très intéressant ! J’ai rarement pu lire un ouvrage aussi précis, et qui m’a appris autant de choses, sans tomber dans la banalité. J’ai appris par exemple, qu’il existait 7 types d’intelligences.
Il donne tout de même quelques pistes intéressantes sur le dépistage de la précocité, à quel âge etc.. on y découvre également des pistes pour faire des activités adaptées avec son enfant, ou des astuces « anti-colere »…

La partie qui est la plus intéressante, qui aborde pleinement le thème de la précocité est celui qui s’intitule « anticiper l’avenir ». Il aborde différentes questions que se pose les parents d’enfants « surdoués » (bon j’avoue je n’aime pas ce terme) : quand faut-il faire sauter une classe ? Quelle classe (en maternelle, primaire ?) ? Faut-il faire tester son enfant jeune ? Quels sont les différents tests ? …

Pour résumer ma lecture, j’ai appris beaucoup de choses sur le développement intellectuel de l’enfant de 6 mois à 6 ans. C’est un ouvrage qui est très intéressant dans sa généralité, mais qui reste en surface sur la question de la précocité. Quelques infos importantes sur les tests, les types d’intelligence… mais qui ne permet pas de savoir si son bébé est en avance ou pas. Il me semble que, de toute manière, les bébés évoluent de façon tellement différente, qu’il est difficile de détecter une forme d’intelligence différente à cet âge là. Laissons les vivre et évoluer tranquillement, on aura bien le temps de se casser la tête plus tard 😁

A très bientôt !

Monique de Kermadec est psychologue clinicienne, psychanalyste et spécialiste de l’enfant surdoué. Sophie Carquain est auteure de littérature générale et jeunesse et journaliste en psychologie.

A ce soir ! Jeanne Ashbé | un livre 0-3 ans pour appréhender la journée loin de ses parents

Hello les mamans ! Aujourd’hui, cet article vous est dédié ! Et je vais parler un peu de moi… Pour vous remettre dans le contexte : je cherchais un livre qui parle de la journée chez nounou car mon fils s’est remis à hurler pleurer depuis plusieurs semaine lorsque je le pose chez sa nounou. Et c’est de pire en pire chaque jour, il pleure depuis notre départ de la maison, me dit dans la voiture « retour maison » et s’accroche à moi comme un koala… Je connais la cause de cette angoisse : il y a 1 mois environ, juste avant de partir chez sa nounou le matin, j’ai eu un problème médicale et des médecins du SAMU sont intervenus chez moi. Mon fils était présent, seul avec moi. Il n’avait pas l’air apeuré à cet instant. C’est ensuite son papy qui l’a emmené chez sa nounou, car je devais rester chez moi pour me reposer. Bref, dans les jours qui ont suivis, il était très câlins, et il s’est remis à pleurer lorsque je le posais le matin (quand je pars, il arrête et fait sa journée normalement). J’imagine donc qu’il a peur que l’évènement se reproduise, que je ne revienne pas…

Je lui ai beaucoup parlé, pour lui expliquer que j’allais bien, que j’allais revenir tous les soirs, que je l’aimais… rien n’y a fait ! Je me suis donc rendu dans une librairie jeunesse, et ai demandé conseil à la libraire qui m’a proposé plusieurs ouvrages qui parle de la journée à la crèche (chez l’assistante maternelle, à priori, il n’y a pas grand chose). Un album retient mon attention, pas dans le bon sens 🙂 Je le trouvais un peu vieillot, mais la libraire me dit que c’est un classique, et qu’il parle bien aux petits. Je regarde donc plus précisément, je ne suis pas fan des illustrations (ce livre est paru pour la première fois en 1995 !), mais il expose bien les différents moments de la journée de bébé à la crèche ou chez nounou : l’arrivée devant la porte, les aux revoir, les temps de jeux, le déjeuner, la sieste…et surtout les retrouvailles le soir !

La séparation du matin
Le pipi du bébé, et du grand (couche et pot)

La petite particularité de ce livre, c’est qu’il est composé en deux parties : sur chaque double page, il y a une page qui s’adresse + aux bébés, et une autre page qui s’adresse aux plus grands (2-3 ans je dirais). Mais l’enfant de 2 ans peut aussi regarder la page bébé, elle lui parlera sans doute si il y a des petits avec lui à la crèche. Ce que j’aime également, c’est que le papa ET la maman sont représentés lors du départ et des retrouvailles.

il y a deux doubles pages de retrouvaille. Ici c’est la deuxième, je l’aime beaucoup, avec le calin.

J’ai donc choisi cet album (en version cartonnée à 10€, mais il existe également en petit format à 5€, mais je l’ai trouvé par top pour un petit), et je l’ai lu à mon fils dès le soir même. J’ai personnalisé l’histoire, je ne lui ai pas lu telle quelle. J’ai parfois utilisé son prénom, et bien sur le prénom de sa nounou (genre  » le midi, Monia met Yann dans sa chaise et lui donne à manger »). Mon fils a beaucoup aimé, il répondait aux questions que je lui posais (« Monia aussi elle te change la couche ? »), et il a voulu que je le lise une deuxième fois ! A chaque fois j’improvise en fait, en fonction des illustrations, je raconte ma petite histoire et je parviens ainsi à lui faire passer le message que je souhaite, de manière plus personnelle.

la sieste
le déjeuner, entres petits, ou avec les grands !

Lendemain matin : juste avant de partir chez la nounou, nous lisons une dernière fois le livre. On part tranquillement, et arrivée chez nounou, pas de pleurs en vue ! Je le pose, il me dit au revoir. Je pars. AUCUNE LARME, RIEN ! Bon, je me dis, c’est peut être le hasard. Nous sommes vendredi, attendons mardi que nous ayons passé 3 jours tous les trois, généralement le départ le mardi est le pire ! Et bien, à la surprise générale, mardi matin, toujours pas de pleurs, bébé qui va dans les bras de nounou tranquillement, un petit bisou, et bye bye !

Je suis donc très contente de l’achat de ce livre ! Il faut dire que mon fils est très réceptif aux messages cachés dans les livres, aux images… Et là, c’est vraiment miraculeux ! Du coup j’ai acheté aussi un ouvrage sur les docteurs 🙂

PS : voici un autre titre, que j’avais failli acheter, sur le même thème.