Un mariage anglais | Claire Fuller

En voilà une lecture qui m’a laissé très dubitative ! Ce qui est certain, c’est qu’elle ne vous laissera pas de marbre 😁 on a beaucoup vu ce roman sur les réseaux sociaux ces derniers temps, et j’avais hâte de le découvrir (merci aux éditions Le livre de poche et surtout William!). Voici ma chronique.

Résumé editeur

Ingrid a 20 ans et des projets plein la tête quand elle rencontre Gil Coleman, professeur de littérature à l’université. Faisant fi de son âge et de sa réputation de don Juan, elle l’épouse et s’installe dans sa maison en bord de mer.
Quinze ans et deux enfants plus tard, Ingrid doit faire face aux absences répétées de Gil, devenu écrivain à succès. Un soir, elle décide d’écrire ce qu’elle n’arrive plus à lui dire, puis cache sa lettre dans un livre.
Ainsi commence une correspondance à sens unique où elle dévoile la vérité sur leur mariage, jusqu’à cette dernière lettre rédigée quelques heures à peine avant qu’elle ne disparaisse sans laisser de trace.

Mon avis

Si vous cherchez un roman tordu, vous l’avez trouvé ! Je crois que je ne sais toujours pas si j’ai aimé ou pas cette lecture…. Les premiers chapitres sont très longs (il faut attendre environ 150 pages) et j’ai vraiment eu peur de lâcher complètement ce roman. Puis, il y a eu quelque chose qui m’a accroché, un rythme un peu plus rapide, certains éléments de l’enquête sur la vie de cette mère de famille disparue sont devenues plus intéressants, et ont ainsi attisé ma curiosité.

Les personnages n’ont en soi rien d’attachant, on en sait très peu sur leurs vies, le strict minimum. Aucun ne m’a donné envie de poursuivre ma lecture. Cependant, la construction du roman est assez intéressante, faite de flashback épistolaires. On en apprend un peu plus sur la vie de ce couple hors norme, et surtout sur les drames qui les ont peu à peu détruits. L’auteur ne s’épanchent sur aucun d’entre eux, et pourtant on ressent très bien la douleur qu’a pu éprouver cette femme au cours de sa vie aux côtés de l’homme qu’elle a aimé.

Certains événements sont liés aux aléas de la vie, d’autres sont causés par une distance que chacun instaure au quotidien. Quoi qu’il en soit, ce roman nous décrit la détresse psychologique d’une femme affaiblit par le temps. Une lente descente aux enfers, qui la poussera à laisser derrière elle, même ses enfants…

La fin du roman est légèrement prévisible, même si certains détails m’ont surprise (mais encore une fois, cela n’est pas assez exploité pour moi). Bref, pas une lecture coup de cœur, mais qui a eu le mérite de me faire sentir mal à l’aise et très dérangée : peut-être est-ce finalement cela un des buts de ce livre ? Faire sortir le lecteur de sa zone de confort… pari réussi pour moi 🙂

Une mère ne quitte pas ses enfants ! Des pères quittent leurs enfants tous les jours et personne ne bronche à peinte y a-t-il vaguement une déception de temps en temps. Pourquoi ce serait-il choquant que pour une fois ça vienne d’une femme ? (…) C’est différent pour une mère. – Pourquoi ? parce que les mères sont censées aimer leurs enfants davantage que les pères ? Parce que c’est censé être instinctif ?

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