Un été de neige et de cendre | Guinevere Glasfurd

Voici un nouvel ouvrage publié le 2 octobre 2020 aux éditions Préludes. Guinevere Glasfurd, que vous connaissez peut être pour son roman « Les mots entre mes mains », embarque son lecteur dans le XIXe siècle, et plus précisément en 1815… Que s’est-il passé d’unique cette année là ? Un évenement aura des retentissement majeurs sur toute une partie du monde. Intrigués ? Voici mon avis sur ce roman choral.

Résumé éditeur

Les destins croisés de cinq personnages victimes à travers le monde des conséquences de l’éruption du volcan Tambora, sur l’île indonésienne de Sumbawa, en 1815 : Mary Shelley, John Constable, Sarah Hobbs, jeune fille qui tente de sortir de la misère, Hope Peter, survivant des guerres napoléoniennes et Charles Whitlock, pasteur dans le Vermont.

Mon avis

1815, éruption massive du volcan Tambora. Henry est médecin à bord du Bénares, navire voguant au large des côte de l’île de Sumbawa en Indonésie. Il va être le témoin des conséquences directes de l’explosion dévastatrice : plus de 12000 morts, des milliers de brulés, des récoltes anéantis et la famine qui s’installe. Bien plus loin, d’autres vies vont se voir bouleversées par cet incroyable phénomène naturelle…

Nous allons suivre le destin de cinq personnages. Cinq personnages tellement différents que je me suis vraiment demandé quel lien allait bien pouvoir les lier… J’ai trouvé le début du roman un peu ardu, car nous sommes plongés directement dans la misère de ces années 1800, et les chapitres s’enchainent avec beaucoup de personnages secondaires. Au fil des pages, je me suis attachées à certains protagonistes, notamment à l’histoire de Sarah et Hope Peter.

Après quelques chapitres de présentation, nous sentons qu’une tension, très palpable, monte crescendo, et c’est tout là toute la force de cet ouvrage. Le lecteur se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond, le climat commence à se dérégler de manière exceptionnelle. Les conséquences en seront complexes : politiques, sociales, économiques… et les pauvres en seront les plus touchés. Le parallèle avec notre monde actuel est saisissant, et fait froid dans le dos. L’auteure, qui s’appuie sur des faits historiques pour tous ces personnages (biographies, courriers, textes d’histoire de l’art…), nous montre que le « la fiction historique s’adosse souvent au passé pour éclairer le présent » (citation page 435).

Ce roman de fiction historique, particulièrement bien écrit, interroge donc le lecteur sur le changement climatique actuel. C’est un ouvrage sombre et percutant.

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