Le pouvoir | Naomi Alderman

Voici un roman qui ne vous laissera pas indifférent ! Personnellement, je ne vais pas le cacher : j’ai adoré ! Amateurs de science fiction et dystopie, laissez-vous tenter par Le pouvoir, de Naomi Alderman, récemment paru aux éditions Le livre de Poche. Voici ma chronique.

Résumé éditeur

Et si les femmes prenaient enfin le pouvoir dans le monde entier ? Aux quatre coins du monde, les femmes découvrent qu’elles détiennent le « pouvoir ». Du bout des doigts, elles peuvent infliger une douleur fulgurante. Et même la mort. Soudain, les hommes comprennent qu’ils deviennent le « sexe faible ». Mais jusqu’où iront les femmes pour imposer ce nouvel ordre ?

Mon avis

Le monde change. Des jeunes filles découvrent, de part le monde, qu’une mystérieuse force électrique parcours leur corps. Les scientifiques se penchent rapidement sur ces cas étonnants, et découvre que chaque femme à en elle un « faisceau » qui lui confère un pouvoir redoutablement prodigieux. La révolution est en marche.

Les personnages que nous rencontrons dans ce livres sont très différents et nous permettent d’avoir plusieurs visions du changement en cours. Allie, jeune fille rebelle, trimballée de familles d’accueil en famille d’accueil, malmenée par ses parents adoptifs, cherche à fédérer les femmes du monde autour d’une nouvelle religion au sein de laquelle Dieu est une femme. Le Maire Cleary, nous donne une vision politique, en cherchant à accéder au grade de Présidente par tous les moyens (géo-politiques, armées…). Roxy, fille de mafieu, cherche quand à elle le soutien de sa famille pour monter son affaire qui permettra d’accroitre les forces électriques des femmes (et de la hisser ainsi au rang des personnes les plus influentes). Tunde est journaliste, il couvre les plus grandes révolutions au travers de la planète : son récit permet d’avoir une vision globale de la situation.

Le récit est construit comme un thriller, sur une période de 10 ans. Le lecteur à conscience qu’un événement majeur va se produire à la fin de cette période. Le renversement des dictats de la société actuelle se fait, quand à lui, de manière rapide, et s’instaurent alors de nouvelles hiérarchies. L’écriture est assez simple, cru parfois, et tiens le lecteur en haleine. Chaque chapitre (dédié à un personnage) est un tremplin vers le chapitre suivant. De telle sorte qu’il est très difficile de poser ce roman !! 🙂 J’ai été happée dès les premières pages (qui sont très très intrigantes, on ne comprend pas trop le propos des lettres entres l’auteure Naomi Alderman et un confrère), jusqu’à la toute fin, qui nous apporte enfin un éclaircissement sur la situation.

Pour être tout à fait honnête, certains éléments du récit ne sont pas d’une très grande originalité (les pays représentées sont les USA et l’Arabie Saoudite… j’ai préféré les passages sur la Moldavie, qui mettent en avant des histoires plus méconnues du grand public). Idem pour le fait que les visions des personnages soient très tranchées (politique/religion/drogue…). Mais je dois avouer que cela ne m’a pas du tout dérangée, j’ai passé un excellent moment de lecture. Bien entendu, on retrouve ici la pâte de Margaret Atwood (qui a priori est en contact avec l’auteure), et d’autres écrivain tels que Tom Perrota avec The Leftovers. Ce roman va d’ailleurs être adapté en série, ce qui ne m’étonne guère puisqu’il est vraiment très « visuel ». Je l’imagine très bien à l’écran !

Alors, d’après vous, les femmes arriveront-elles au pouvoir ? Quel type de régime mettront-elles en place ? Sera t-il différent de celui que l’on connait actuellement, au sein duquel, historiquement (et religieusement) l’homme est supérieur à la femme ? Une personne peut-elle rester fidèle à ses principes si elle détient le Pouvoir ? Lancez-vous, et découvrez comme moi ce roman électrisant !

Le Pouvoir a remporté le Baileys prize en 2017.

Mon top 10 des romans à lire en vacances cet été ! #2

Il est venu le temps de l’étééééé (à dire sur un air « du temps des cathédrales », de Notre Dame de Paris, top référence) !!! Qui dit summertime, dit top 10 des romans à lire en vacances, au bord de la piscine, sur une bouée perdu dans la mer ou dans un refuge de haute montagne…. bref, voici une liste de quelques livres que je vous conseille de découvrir cet été 🙂 J’espère qu’elle vous plaira :

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  • Au petit bonheur la chance / Aurélie Valognes

Un petit coup de cœur que j’ai découvert il y a quelques mois, mon préféré des romans d’Aurélie Valognes. Plus personnel, plus émouvant, j’ai adoré suivre la vie de ce petit garçon sensible et de sa mamie old school. Ma chronique est ici : clic.

  • Ma vie (pas si) parfaite / Sophie Kinsella

Lu également cette année, un des meilleurs Kinsella que j’ai lu (et j’ai presque tout lu je pense #fayotte). Un roman bien construit, et pas trop cucul la praline. J’ai passé un super moment. Ma chronique est ici : clic.

  • Songe à la douceur / Clémentine Beauvais

Encore une découverte de 2019, Songe à la douceur est une histoire d’amour impossible, réécriture contemporaine de Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaïkovski. Une écriture originale car écrite entièrement en vers, ce qui confère au récit une douce poésie. Ma chronique est à lire ici.

  • Bakhita / Véronique Olmi

Pour s’éloigner un peu beaucoup des romans feel good, je vous propose ce roman qui m’a bouleversé cette année. Une biographie renversante, qui reste dans la tête (j’y pense encore très souvent). Un récit poignant pour un destin incroyable. A lire. Pour découvrir ma chronique : clic.

  • Les chroniques de San Francisco / Armistead Maupin

Lecture parfaite pour la plage ! Si vous ne connaissez pas encore les Chroniques de SF, allez y les yeux fermés ! Il existe 9 volumes pour cette saga qui débute dans les années 70, pour s’achever dans les années 2010. Vous ne trouverez pas de meilleurs bande d’amis, tous plus loufoques les uns que les autres ! On y découvre une San Francisco libre et légèrement dépravée, sexe drogue et rock n roll, telle est la devise !  (une série TV vient de sortir sur Netflix).

  • Le livre des Baltimore / Joël Dicker

Si vous êtes davantage dans un mood enquête/polar, je vous conseille Le livre de Baltimore. Alors ok, ce n’est pas un polar en tant que tel, mais c’est mon roman préféré de Joël Dicker, énorme coup de cœur ! On y retrouve le personnage clé de « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » Marcus Miller. Ce n’est pas une suite, ni un prequel, mais plutôt un épisode de jeunesse , où il est question d’un mystérieux drame familial…

  • Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

Un roman que j’ai lu au bord d’une piscine justement ! 🙂 Un merveilleux roman épistolaire (ça change un peu de ce qu’on à l’habitude de lire), qui nous raconte le quotidien de plusieurs famille d’une petite île anglaise durant l’occupation sous la seconde guerre mondiale. Un petit bijou.

  • L’ivresse des libellules / Laure Manel

Vous connaissez peut être ma passion pour l’écriture de Laure Manel ? Cette année j’ai eu la chance de pouvoir découvrir son dernier roman publié chez Albin Michel. C’est un roman qui sent bon l’été, que l’on lit au bord d’une piscine en sirotant un petit cocktail. Une bande de pote quadragénaire décide de partir en vacances ensemble. Les tensions se font rapidement sentir entres les couples et les amis, certains cachent des petits secrets qui vont être très vite découverts…. Ma chronique complète est juste là.

  • Il est grand temps de rallumer les étoiles | Virginie Grimaldi

Gros gros coup de cœur pour ce roman qui est sorti en poche il y a quelques mois. Je l’ai dévoré ! Je l’ai trouvé d’une grande sensibilité, et il m’a beaucoup touché. Une mère fauchée décide de tout plaquer et partir en road trip en scandinavie afin de resserrer les liens qui l’uni à ses deux filles. Ma chronique est ici.

  • Lorraine Fouchet

Et pourquoi pas un roman de Lorraine Fouchet ? Venez découvrir les paysages de la petite île de Groix en Bretagne, en lisant Entre ciel et Lou, Poste restante à Locmaria, ou encore Les couleurs de la vie (et je pense qu’il y en à d’autres, mais je ne les connais pas tous…). Ces romans sont touchant, tourne souvent autour d’un drame familiale (la perte d’un être cher), mais se lisent comme un petit bonbon. Mes chroniques sont et .

Bel été à tous !

Quand nos souvenirs viendront danser |Virginie Grimaldi

Je viens tout juste de terminer ce roman… dévoré en 1 jour ! Cela m’arrive très rarement, d’être aussi happée par l’histoire, de vouloir à tout prix connaitre la suite. Je vous présente aujourd’hui l’un des livres qui figurera certainement dans mon top 10 de l’année 2019. Sortie en librairie le 2 mai (merci aux Éditions Fayard pour cette découverte) !

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Résumé éditeur

« Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.
Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que six: Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi, Marceline.
Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos souvenirs, nos vies -, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre . Tous les coups sont permis: nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus. »

Mon avis

Marceline et Anatole sont mariés depuis plus de soixante ans. Ils habitent impasse des colibris depuis le même nombre d’années, leur premier « chez eux ». Cette maison à vu grandir leur enfant unique, Corinne, puis accueilli Grégoire leur petit fils qui donna une seconde jeunesse au couple de jeunes grands-parents. Tous leurs souvenirs sont ici, les meilleurs… comme les pires. Alors lorsque le maire de la ville décide subitement de faire raser la petite rue, les 6 derniers habitants s’associent dans le but de sauver leurs foyers.

On pourrait croire que l’histoire se résume à cela. Pourtant, grâce à cette trame de départ, Virginie Grimaldi tisse une histoire merveilleusement touchante. Le lecteur découvre, pas à pas, la vie de Marceline au travers de souvenirs écrits tout au long de son existence, à la manière d’un journal intime. Nous apprenons donc à connaitre cette vieille femme un peu bourru (mais non sans un humour décapant !), et ce qui a « asséché » petit à petit son cœur. J’ai trouvé ce vas et vient « vie présente » – « vie passée » extrêmement bien coordonné et très attendrissant. Les extraits du carnet de Marceline donnent tout au long du récit des explications sur les relations entres voisins ou entres parents et enfants.

Les relations humaines sont donc au cœur de ce livre, et beaucoup de thèmes sont abordés : la perte d’un être cher, l’éloignement, des disputes, les secrets de famille… Le récit parvient à ne pas être larmoyant, et même drôle (on retrouve bien la plume de l’auteure !). J’ai adoré les personnages de Marceline et Anatole, qui s’aiment depuis tellement d’années et qui ont appris à vivre ensemble, coute que coute. C’est un magnifique exemple d’amour qui s’adapte, qui fait des concessions, qui s’épaule : est-ce que cela existe encore ? J’ai aimé les voir se disputer, se chamailler pour des broutilles ou se quereller sur des sujets plus sensibles. Ces différents les rendent vrais et authentiques, et plus d’une fois je me suis identifiée à ce couple (pourtant d’une toute autre génération).

Enfin, le thème qui m’a le plus touché est celui de la maladie et de la vieillesse. L’auteure traite ce sujet avec une grande délicatesse et j’ai été très touchée par l’histoire de Marceline (pour raisons personnelles…). J’aimerais tellement avoir son caractère à 83 ans 🙂 Je ne souhaite pas en dire d’avantage pour ne pas vous spoiler une once du récit !

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman. Je pense qu’il s’adresse à n’importe qu’elle génération, tout le monde peut retrouver un peu de lui dans ce livre. Encore une belle réussite pour Virginie Grimaldi (c’est mon préféré que j’ai lu pour l’instant, merci !). Je le conseille à 100% !

Engrenages & Sortilèges | Adrien Tomas

En voici une belle découverte ! Certains d’entre vous me l’ont conseillé, je l’ai dévoré. Je vous présente aujourd’hui ce roman de fantasy écrit par Adrien Tomas, et paru aux éditions Rageot en janvier 2019.

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Résumé éditeur

Grise et Cyrus sont élèves à la prestigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de Celumbre. Une nuit, l’apprentie mécanicienne et le jeune mage échappent de justesse à un enlèvement. Alors qu’ils se détestent, ils doivent fuir ensemble et chercher refuge dans les Rets, sinistre quartier aux mains des voleurs et des assassins. S’ils veulent survivre, les deux adolescents n’ont d’autre choix que de faire alliance…

Mon avis

Grise et Cyrus sont sur le point de terminer leurs vacances, la reprise des cours est proche. C’est à peu près le seul point commun qui les lie ! Ces deux là ne peuvent pas être plus opposés. Grise est mécanicienne à l’Académie, studieuse, timide et proche de son père. Cyrus quant à lui étudie les sortilèges et la magie, c’est le playboy de sa classe, et se donne un malin plaisir à harceler les étudiants en mécanique. Une vraie tête à claque ! Ils vont devoir tout de même unir leurs forces et leurs compétences afin de découvrir qui cherche à les kidnapper et dans quel but…

J’ai aimé avoir deux personnages aux antipodes, et les voir évoluer au fil des pages. Cyrus, que bien entendu je détestais au début de ma lecture, va nous apparaitre sous un nouveau jour. De même que Grise va rapidement s’affirmer. La narration (externe) alterne le point de vue de Cyrus et Grise, la transition entre les deux se faisant de manière assez fluide.

Un roman original qui pose des questions de société plus profondes : sur les différences de castes, sur la démocratie, sur la répartition des richesses et la guerre pour s’approprier les énergies (avec notamment un parallèle entre « l’arcanium » et le pétrole). Sur la question des réfugiés. Des parallèles donc parfois un peu « faciles » mais qui trouvent tout à fait leur place dans le genre fantasy ado.

Les rebondissement sont très nombreux, il n’y a pas une seule longueur dans l’histoire. L’intrigue est originale et le lecteur est pris par surprise à plusieurs reprises, j’ai adoré faire à haute voix : « je l’avais pas vu venir celle là ! » 🙂 L’univers est riche et bien développé, l’écriture simple ce qui rend la lecture facile. Ce roman m’a fait parfois pensé à la trilogie A la croisée des Mondes de Pullman (ce qui est un bon point 🙂 ), notamment avec la ressemblance du lien daemon/humain & Quint/Cyrus.

Je vous recommande chaudement cette lecture si vous aimez le genre fantasy, ce fut une très belle surprise pour moi ! Je n’ai aucun point négatif à vous partager, j’espère seulement qu’un tome 2 verra le jour prochainement car je veux absolument retrouver Grise et Cyrus dans de nouvelles aventures !

Bakhita | Véronique Olmi #coupdecoeur

Bien bien bien… elle va être difficile à rédiger cette chronique. Pourquoi cela ? Car ce roman m’a complètement chamboulée, j’avais beaucoup d’apriori, j’avais peur de me lancer dans cette lecture (n’étant pas fan du style biographique, et dramatique…). Le livre de poche m’a proposé de lire ce livre et je remercie vivement les éditions car j’ai été bouleversée, j’ai eu un gros gros coup de cœur !

Résumé éditeur

Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.
Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.

Mon avis

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Bakhita nait dans un paisible petit village du Darfour, et y même une vie tranquille de petite fille africaine, aimée de sa mère, son père et ses frères et sœurs. Cette relative quiétude est ébranlée par un premier événement qui traumatisera souvent Bakhita : l’enlèvement violent de sa sœur ainée. Elle a alors 5 ans. Elle vivra les deux années suivantes avec ce manque quotidien, puis sera enlevée à son tour par deux hommes, près de son village, et vendu comme esclave à seulement 7 ans. Elle marchera longtemps, pieds nus, et traversera tout le pays pour se rendre au Soudan, pays roi du trafic d’esclaves. Certains passages du récit ici me marqueront pour toujours, la violence est omniprésente, Bakhita perd tous ses repères, elle est déshumanisée. Les maitres battent, fouettent, insultent, les femmes, les hommes, les bébés.

Elle a soif et elle a mal, ses muscles sont tressés ensemble, comme les feuilles séchées des baobabs, rugueuses et grinçantes. Elle ne voit plus les esclaves avec qui elle a marché, elle les sent autour d’elle, des ombres lourdes, un souffle qui marche quand elle marche, s’arrête quand elle s’arrête, ils sont devenus une seule bête noire et courbée. Une seule bête blessée. Un quart des esclaves sont morts en route. Seule Binah est réelle.

Binah. Dans son grand malheur, Bakhita rencontre Binah, petite fille du même âge, qui la suivra dans cette longue traversée du désert, et qui sera achetée par le même maitre par la suite. Sans Binah, Bakhita n’aurait certainement pas survécu. C’est elle qui lui permet de garder espoir, elles se soutiennent mutuellement, elle devient sa famille et sa seule raison de survivre. Une relation profonde, d’un amour inconditionnel que l’auteure parvient à nous transmettre de manière magistrale. L’écriture de Véronique Olmi est fluide, presque poétique (ce qui tient du champ de force à la vue de la cruauté décrite…), et dépeint avec une terrible justesse les grandes étapes de la vie de la jeune esclave. Le lecteur pleure, tremble, espère aux côtés de Bakhita. Véritable biographie parfaitement documentée, Véronique Olmi retrace le destin tragique de celle dont le prénom signifie « la chanceuse« .

La deuxième partie du roman débute avec l’arrivée de Bakhita en terres européennes. Les relations avec les maitres changent, et elle rencontrera des personnes qui la « sauveront » du calvaire de l’esclavagisme, et lui permettront de trouver sa voix, celle qu’elle a finalement toujours essayé de suivre : sauver les enfants.

Ce qui m’a le plus touchée dans cet ouvrage, c’est de voir que l’âme de la jeune femme est toujours aussi pure, même après tous les supplices qu’on lui a infligé, tous les conflits traversés (en Afrique et en Europe) : Bakhita est d’une force exceptionnelle, et d’une bonté extra-ordinaire. J’ai également appris de nombreuses choses sur la traite des esclaves au Darfour et au Soudan, je ne connaissais pas les détails de cette triste période. Un roman que je vous conseille de lire, qui me marquera sans doute pour toujours, et qui sera sans aucun doute dans mes plus beaux coups de cœur de l’année. Merci Madame Olmi pour ce livre merveilleux.

Un tout petit moins : le portrait sur la couverture du roman du livre de poche : je me suis rattachée à se portrait tout le long du roman, pour me visualiser Bakhita, mais ce n’est pas elle ! C’est un portrait d’une « femme gabonaise », déception! (ci-dessous la vraie Bakhita).

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Joséphine Bakhita

Bakhita | Véronique OLMI
Le livre de Poche | février 2019
480 pages | 8€70

Audrey retrouvée | Sophie Kinsella

Bonjour ! Aujourd’hui je vous parle d’un livre un peu particuliers, le premier roman jeune adulte de la très célèbre Sophie Kinsella, reine du genre Chicklit. Il est entré récemment dans ma pal, mais j’avais envie de le découvrir depuis sa sortie début 2016 (Sophie Kinsella étant une de mes autrices favorites). Mais maitrise t-elle le genre YA ?

(suite…)

Mes 10 coups de cœur 2018

Il est venu l’heure du bilan !
2018 fut une année presque parfaite pour moi, tant au niveau personnel que littéraire. J’ai lu 44 livres, ce qui pour moi représente un beau bilan, étant donné le peu de temps libre que me laisse mon petit monstre :). J’ai fait de très belles découvertes, j’ai été émue, j’ai ri (oui, ça m’arrive pas souvent), je me suis surprise à rêver et à me mettre dans la peau de certains personnages. J’ai découvert de nouveaux auteurs, certains très connus, d’autres moins, mais toujours avec le même plaisir. Il a donc été difficile de faire un choix 🙂 Voici une petite sélection de mes livres préférés lus en 2018, peut être en connaissez vous certains ? (suite…)

Les livres préférés de mon fils / spécial 1 an !!

Hello !
On se retrouve aujourd’hui pour un article un peu spécial, dans lequel je vais vous parler lecture pour les tout-petits !
Nous avons fêté il y a quelques jours le premier anniversaire de mon bébé, et il a eu des supers cadeaux, dont beaucoup de livres ! (oui, j’avais un peu briefé tout le monde sur les présents à nous faire, et mon fils adoooore les livres : pour le plus grand plaisir de sa maman !!). (suite…)

Chanson douce / Leïla SLIMANI – Folio

« Chanson douce » : vous en avez forcément déjà entendu parlé, ce roman qui a remporté le Prix Goncourt en 2016. Je l’ai trouvé d’occasion ce week end, et malgré le fait que mon bébé commence l’assistante maternelle demain, j’ai voulu découvrir ce livre (oui je suis peut être un peu maso…). Et, comment dire … il est très addictif ! Voici mon avis. (suite…)