Scarlet (Tome 2 Chroniques Lunaires) / Marissa MEYER – Pocket Jeunesse

Sans spoiler
J’ai à peine refermé Cinder et me voila déjà plongée dans le deuxième opus de la saga mondialement connue des Chroniques Lunaires de Marissa Meyer. Mais est-il aussi bien que le premier volet ?

Editeur : Pocket Jeunesse
476 pages
Paru en novembre 2013

Résumé : Depuis les lointaines étoiles jusqu’aux recoins d’une sombre forêt, les destins de Scarlet et de Cinder semblent liés. Alors que l’une cherche sa grand-mère mystérieusement disparue et que l’autre poursuit la quête de ses origines, la menace lunaire qui pèse sur l’humanité se renforce. Cinder et Scarlet parviendront-elles à lui résister ?

Je vais me répéter, mais nous serons d’accord je pense: quelle beauté cette édition ! Même moi qui ne suis pas du tout fan des grands formats (pas du tout pratique à lire), je tombe d’amour pour la couverture de Scarlet. Beau graphisme, titre en relief, papier glacé… sublime !

En ce qui concerne l’histoire. J’ai eu plaisir à retrouver Cinder, qui est dorénavant accompagnée par un nouveau compagnon nommé Thorne, qu’elle rencontre lors de son évasion de prison. Mais le récit de ce tome est bien entendu principalement basé sur le personnage de Scarlet (autrement dit, le célèbre Petit chaperon rouge) et sur sa rencontre avec un certain « Loup ». Et j’ai totalement adoré ces deux nouveaux protagonistes (au point de vouloir passer à la va vite les chapitres sur Cinder) !

J’ai aimé la personnalité rebelle et impulsive de Scarlet, prête à tout pour retrouver la trace de sa grand mère disparue. Mais surtout, j’ai adoré sa « relation » avec Loup, ce combattant de rue, mystérieux et dangereux. Rien n’est facile entres eux, on va de déconvenues en trahisons, mais n’y aurait-il pas un peu d’amour dans tout ça finalement ? Rien n’est moins sur à la lecture de ce roman (non non je ne vous dirai rien !!).
Le rythme de lecture est palpitant, impossible de lâcher ce livre à la fin d’un chapitre tant les rebondissements sont nombreux. Et à mon plus grand plaisir, c’est un tome beaucoup moins prévisible que celui de Cinder ! Il y a plusieurs événements dont je ne m’attendais pas du tout, et où je me suis dis : « ah oui quand même, je l’ai pas vu venir celle là » !

Comme dans le premier tome, on retrouve certains des personnages du conte du Petit chaperon rouge : Scarlet bien sur, sa grand mère (qui cache bien des secrets !), le Loup, le chasseur (bon, j’avoue que je n’ai pas bien compris son intervention). Je me suis rapidement attachée à ces nouveaux individus, l’auteure nous propose des personnages dont la personnalité est très riche et intéressante. On en apprends un peu plus sur chacun au fil des pages, sur leur enfance notamment et sur les liens qui les unissent les uns aux autres.
C’est un tome qui suit complètement la lignée du précédent, l’histoire de Cinder et Scarlet sont liées à une même problématique, et on retrouve d’ailleurs les personnages du prince Kai, de la reine Levana et de la thaumaturge Sybil dans ce volume. La Terre est plus que jamais en danger, les lunaires sont déterminés à retrouver la princesse Sélène coute que coute, et à n’importe quel prix.
Plus sombre que le précédent, je vous conseille vivement la lecture de ce livre captivant, dans lequel toutes les émotions sont au rendez-vous : amours, trahisons, secrets, mensonges et révélations, vous ne pourrez pas poser ce petit pavé avant la dernière page !

 

Attention, la suite à ne pas lire si vous n’avez pas lu ce tome !!

Non mais on en parle de ce Loup (d’ailleurs, pourquoi certains l’appelle Wolf ? C’est sur une édition antérieure ?) ! Je suis tombée raide dingue de lui ! Je trouve son « couple » avec Scarlet génialissime. Son côté torturé, le difficile choix qu’il a à faire entre son instinct animal génétiquement modifié et sa raison. L’auteure nous laisse découvrir petit à petit pourquoi il est devenu cette « bête » sanguinaire, et j’ai aimé avoir ces informations au compte goutte, le suspense ainsi créé rend la lecture de ce livre captivante.
A la fin du premier tome j’attendais avec impatience d’en savoir d’avantage sur le peuple des lunaires et me voila servi. J’ai hâte de voir l’affrontement entre la princesse Sélène et la reine Levana, et si Cinder parviendra à empêcher la mariage entre le prince Kai et la terrifiante lunaire.
D’ailleurs, je trouve le couple Cinder/Kai un peu trop sage, j’espère que ça va se pimenter un peu cette histoire haha. Kai n’est pas du tout un de mes personnages préférés, je le trouve trop gentil, et un peu trop amoureux de Cinder alors qu’il ne sait absolument rien d’elle au final (oui bon ok, les coup de foudres ça existe… ). J’espérai secrètement un amour triangulaire à la twilight entre Cinder, Thorne et Kai, mais a priori c’est foutu.

Il n’empêche que la lecture de ce tome 2 est un coup de cœur pour moi, et je me suis déjà lancée dans le tome 3, Cress (un énorme pavé) qui me surprend déjà avec que je n’en suis qu’aux premiers chapitres ! Ça promet !

#La mère Coupable / Caroline FOURMENT – Le livre de Poche

Hello les booklovers ! Me voici de retour pour vous présenter ce petit livre, écrit par Caroline Fourment, qui a créé le blog La Mère Coupable (si vous ne connaissez pas, comme moi *boouuuh* allez y jeter un coup d’oeil! ). J’avais vu énormément de bookstagrameuses avec ce livre entres les mains lors de sa sortie il y a environ un an chez Mazarine, et je suis très heureuse de pouvoir le découvrir à présent (merci Insia #lelivredepoche d’avoir pensé à moi! ).

La mère coupable c’est quoi ? La Mère coupable, c’est cet individu qui peut dans le même temps râler et faire des bisous, crier « Va dans ta chambre ! » et susurrer « Viens faire un câlin à Maman », qui hurle à mort quand l’ado fait couler l’eau trop longtemps, mais qui laisse la petite lumière allumée toute la nuit pour rassurer le petit dernier…
La Mère coupable, c’est vous, cette maman pleine de paradoxes inexplicables, qui tente de mener sa vie comme elle l’entend pour tordre le cou à la mère parfaite. Ajoutez-y un soupçon de crise de la quarantaine, quelques kilos en trop, un mari aimant mais souvent absent, un ex-petit ami qui refait surface, et une chanson d’amour des années 1980 qui vient interrompre la bande-son du quotidien de cette mère de famille perdue dans sa routine.
Sans jamais donner de leçon, l’auteure qui se cache derrière ce pseudo depuis la création de son blog croque avec humour et bienveillance la vie de famille #ensirotantunverredemojitopardi !

Alors, première surprise avec le livre, c’est qu’il est bien écrit ! Ça se lit vite, l’histoire est intéressante et je me suis tout de suite identifiée au personnage principal de cette maman (même si elle, elle à 3 enfants et 10 ans de + que moi *oui, je peux encore me la péter et alors*). Je ne m’attendais pas à une histoire romancée, mais plutôt à un condensé du blog, donc je suis agréablement surprise.
J’ai vraiment trouvé certains passages très drôles (exemple du papa qui envoie un message alors que maman est en soirée tranquille avec ses copines, pour savoir où est le doudou du fils ! haha mais c’est exactement ça !), et toujours bien intentionnés. Alors pas besoin d’être une maman de plusieurs enfants pour lire ce livre, même moi je m’y suis retrouvée ! (et d’ailleurs ça ne m’a pas rassurée pour la suite hihi)

Moins du livre : sa taille, très vite lu, et j’ai trouvé que l’anecdote de fin était un peu expédiée à la va vite, dommage car très croustillante !.

Un livre vraiment dédié aux mamans (si vous n’avez pas d’enfants, je pense que vous pouvez vous passer de cette lecture), que j’offrirai volontiers en cadeau à des amies mamans. Un bon moment de rigolade, un peu trop court malheureusement à mon gout. Mais spiiiit, la tome 2 vient de sortir chez les éditions Mazarine ! haha, le bon plan de jojo !

citation préférée: (à propos de la découverte d’un dessin fait par le fils pour son amoureuse)
« J’ai rougi. Pas de honte ni de colère, mais de fièvre. J’étais mal, j’étais très mal. John Rambo en aimait donc une autre que moi. Je pouvais me faire aisément remplacer par une Léa, briseuse de ménage de trente-quatre ans ma cadette, avec une dent en moins. J’ai ramassé mon cœur en miettes, et je suis repartie dans mes casseroles pour tenter d’oublier »

haha, c’est trop moi dans le futur !!!

Minute, papillon ! / Aurélie VALOGNES – Le livre de Poche

Terminé et adoré ! Quel bonheur de découvrir ce troisième roman d’Aurélie Valognes, qui vient tout juste de sortir en poche chez Le livre de Poche. Pour celles et ceux qui s’en souviennent, j’ai découvert l’auteure il y a quelques mois avec Mémé dans les orties (petit coup de cœur de 2017) et En voiture, Simone !. ET oui, je l’avoue, ce dernier m’avait un peu déçu, je n’avais pas retrouvé la folie et l’entrain de Mémé. Alors, qu’en est-il de celui-ci ?

Résumé : Rose, 36 ans, mère célibataire, est une femme dévouée qui a toujours fait passer les besoins des autres avant les siens. Après avoir perdu son père et son emploi, la jeune femme apprend que Baptiste, son fils unique de 18 ans, quitte la maison. Son monde s’effondre.
Cette ex-nounou d’enfer est alors contrainte d’accepter de travailler comme dame de compagnie pour une vieille dame riche et toquée, Colette, et son insupportable fille, la despotique Véronique. Et si, contre toute attente, cette rencontre atypique allait changer sa vie ?

Pour être claire de suite, je ne sais plus si Mémé est finalement mon préféré 🙂 J’ai tout aimé dans ce roman feel good, je le mets au même niveau d’amour que certains Kinsella de ma bibliothèque.
On y retrouve bien sûr la plume de Mme Valognes : de courts chapitres qui rythment la lecture, une écriture simple et fluide qui permet de mettre ce roman entres les mains de n’importe quel lecteur (même le plus novice), et un positivisme à toute épreuve. J’ai beaucoup aimé la dédicace de l’auteur, pour tous ceux dont un de ses livres fut le premier lu. Moi même, j’ai offert Mémé dans les orties 2 fois cette année, pour des personnes qui ne sont pas habituées à lire : j’étais certaine de ne pas me tromper, le livre parfait pour passer un bon moment de lecture !

Point fort du livre : aucun temps mort avec Minute, Papillon!, il y a un nouveau rebondissement dans chaque chapitre (donc il y en a beaucoup!), les pages défilent, on en apprends un peu plus sur chaque personnage, tous aussi loufoques les uns que les autres. Je me suis rapidement attachée à Rose et Colette, ces mamans parfaitement imparfaites. D’ailleurs cela m’a fait un peu peur, je ne savais pas qu’on devait laisser partir son fils un jour… Le mien restera avec moi POUR TOUJOURS haha

Un bon roman de feel good (bon ok, j’avais deviné la fin à la moitié du livre, mais bon, cela ne fait-il pas aussi partie de ce genre de littérature 🙂 comme un bon film girly, avec une happy end qui fait du bien). Je l’ai trouvé encore plus touchant que Mémé dans les orties : et oui, être maman c’est faire des erreurs, même si on essaie de faire du mieux que l’on peut.

Petite mention spéciale pour les dernières pages écrites par l’auteure pour sa maman : super émouvant, une magnifique déclaration d’amour !

Et le passage que je préfère : « Il y a quelques jours, mon grand Jules de quatre ans et demi, m’a montré son nombril et m’a demandé si moi aussi j’en avais un. Il était intrigué sur son utilité. Je m’apprêtais à lui répondre très terre à terre quand il m’a semblé plus beau de simplement lui dire : pour que tu gardes une trace de ta maman, toujours avec toi, même quand elle n’est plus là. »

Bref j’ai pleuré, et je pleure encore en écrivant ces mots. Oui je suis une madeleine…

 

Ma trop chouette dédicace
d’Aurélie dans mon livre 🙂

Et les goodies reçu avec mon livre ! J’adore

La valse des arbres et du ciel / Jean-Michel GUENASSIA – Le livre de poche

Voici un auteur que je ne connaissais pas du tout. Je remercie les éditions Le livre de poche de m’avoir proposé cette lecture, que j’ai dévoré en quelques heures.

Résumé : Auvers-sur-Oise, été 1890. Marguerite Gachet est une jeune fille qui étouffe dans le carcan imposé aux femmes de cette fin de siècle. Elle sera le dernier amour de Van Gogh. Leur rencontre va bouleverser définitivement leurs vies.
Jean-Michel Guenassia nous révèle une version stupéfiante de ces derniers jours.
Et si le docteur Gachet n’avait pas été l’ami fidèle des impressionnistes mais plutôt un opportuniste cupide et vaniteux ? Et si sa fille avait été une personne trop passionnée et trop amoureuse ? Et si Van Gogh ne s’était pas suicidé ? Et si une partie de ses toiles exposées à Orsay étaient des faux ?

Ce qu’il faut tout d’abord savoir avant de commencer cette lecture, c’est que ce roman est une fiction. Même si l’histoire se base sur des faits réels et de nombreuses recherches faites par l’auteur, ne vous attendez pas à lire une biographie de Van Gogh ou de Marguerite Gachet. Pourquoi mentionner cette dernière d’ailleurs ? Car l’écrivain à choisit ce personnage féminin pour narrer l’histoire des derniers mois de la vie du peintre hollandais. Et c’est une réussite.

J’ai tout de suite été happée par l’écriture simple et fluide de l’auteur: pas de chichis de figures de style, le roman se lit aisément et les pages défilent sans que l’on s’en aperçoivent. Même si les descriptions sont nombreuses (notamment de paysages ou de tableaux), elles n’en sont toutefois pas superflues, et nourrissent complètement le récit. Je m’imaginais aisément en ce début d’années 1890, à l’ombre des aulnes, sous un soleil de plomb, regardant passer main dans la main Marguerite et Vincent… J’ai eu plaisir à me replonger (grand plongeon puisque ça date d’il y a 10 ans, à la fac de Lyon…) dans cette époque propice au développement de plusieurs mouvements picturaux, dont les impressionnistes.

J’ai également beaucoup aimé la construction du roman. L’auteur mélange fiction et articles de presse et correspondances authentiques, « reproduits dans leur orthographe d’origine » (p13). Chaque court chapitre est donc succédé d’une lettre (entre Vincent et son frère par exemple) ou d’un article de presse de l’époque qui vient appuyé la véridicité (hypothétique) du récit.

Petit moins du roman : à l’attention de l’éditeur 🙂 je me suis surprise à plusieurs reprises à chercher sur le net les reproductions des œuvres dont l’auteur parle tout au long du livre (le portrait du Docteur Gachet par exemple, en photo de ma chronique). J’aurai aimé quelques pages centrales, à l’instar du dernier Michel Cymes par exemple, au sein desquelles on aurai retrouvé des repros de différentes œuvres citées (que ce soit de Van gogh ou Pissaro, Cézanne, Guillaumin, Gauguin…).
De mon point de vu, il est peut être difficile pour un public non averti, qui ne connait pas du tout le sujet et le mouvement impressionniste de rentrer complètement dans l’histoire
. Pour ma part, ayant fait des études d’histoire de l’art, j’ai tout de suite accroché avec l’atmosphère de cette période: la misère des peintres (on reconnaitra leur talent bien plus tard), le système de « mécénat », l’amitié sincère entres certains artistes, mais aussi la rivalité au sein des Salons. Même si les articles de presse permettent tout de même de se familiariser avec les grands événements ou avancées de l’époque (droit des femmes, inauguration de la tour Eiffel, réputation de tel ou tel artiste…).

La dernière page du livre (la « note de l’auteur ») permets de mettre en parallèle l’histoire qui nous est narrée et les faits établis par les chercheurs historiens de l’art. Une note finale indispensable, qui m’a d’autant plus fait apprécier ce roman et le point de vue de l’écrivain.

Depuis cette lecture, je me suis procuré Le Club des incorrigibles optimistes, du même auteur (livre qui a des critiques très positives) et j’ai vraiment hâte de le commencer !

Marina / Carlos Ruiz Zafon – Pocket Jeunesse

Alors que L‘ombre du vent a été sacré Coup de cœur 2017 par moi même, vous avez été nombreux à me conseiller Marina pour continuer de découvrir cet auteur Espagnol mondialement connu qu’est Carlos Ruiz Zafon (mais que je ne connaissais pas du tout il y a encore quelques mois ! J’ai pourtant fait espagnol deuxième langue, je comprends pas… lol).

Ni une ni deux, je me procure l’exemplaire de Marina (publié chez PKJ, décidément, les maisons d’éditions ne peuvent-elles pas se mettre d’accord pour publier l’ensemble de l’œuvre de l’auteur chez une seule d’entres elles ? Ça fait dépareillé dans ma bibliothèque nom de nom ! hashtag modemaniaquedulivre enclenché / Zafon est publié en poche chez PKJ, le livre de poche et pocket )

Ça parle de quoi ? Dans la Barcelone des années 1980, Óscar, quinze ans, a l’habitude de fuir le pensionnat où il est interne. Il est attiré par les vieilles résidences à l’abandon dans le quartier, vestiges d’un passé fastueux. Au cours de l’une de ses escapades, il fait la connaissance de Marina, qui vit avec son père dans l’une de ces demeures pleines de souvenirs. Fascinée par l’énigme d’une tombe anonyme, Marina entraîne son jeune compagnon dans le vieux cimetière de Sarrià. Qui est la femme voilée venant se recueillir devant cette pierre tombale sur laquelle est gravé un mystérieux papillon noir, sans aucune autre inscription? Óscar et Marina vont réveiller les protagonistes d’une tragédie vieille de plusieurs décennies…

Si vous aimez cet auteur, vous ne serez pas déçu par Marina. On reconnait dès les premières pages le style de Zafon, et l’on replonge dans une Barcelone d’après guerre, sombre et fantasmagorique. Les similitudes avec l’ombre du vent sont nombreuses : narration à la première personne, le personnage principal est un jeune homme de 15 ans, il découvre la ville et tombe éperdument amoureux d’une jeune fille secrète et mélancolique. Il va tenter de lever le voile sur le mystère qui recouvre un intriguant personnage, retombé dans l’oubli depuis plusieurs décennies. Au fil de son enquête et des différentes rencontres qu’il fera, l’énigme se dénoue petit à petit, dévoilant une fin surprenante et émouvante.
J’ai retrouvé dans ce roman la même atmosphère que dans l’ombre du vent, mais également les mêmes « mécanismes » de construction du récit. Même si je préfère L’ombre du vent, j’ai trouvé le dénouement de Marina plus inattendu. Il n’en demeure pas moins un très bon livre, qu’il est difficile de fermer en cours de lecture tellement les rebondissements sont nombreux, nous laissant sans cesse haletant et désireux de connaitre la suite.

J’ai toutefois été surprise du côté fantastique et surnaturel, auquel je ne m’attendais pas du tout ! Il faut dire que ce roman, publié en 1999 en Espagne, est destiné à la jeunesse (mais également aux plus grands, comme l’explique judicieusement l’auteur dans une « note de l’auteur » en fin de livre). L’histoire du savant fou donne un semblant de légèreté qui permet aux jeunes lecteurs de prendre du recul sur cette histoire.
J’ai été donc ravie de retrouver Carlos Ruiz Zafon avec ce roman, et j’ai hâte de poursuivre ma découverte avec, pourquoi pas, le jeu de l’ange.

PS: il y a une toute nouvelle édition de l’ombre du vent, version collector, chez Pocket (perso, je préfère l’ancienne couverture du Livre de poche, plus représentative du roman).  Et vous ?

Marina
310 pages / ISBN-13: 978-2221116524

Fahrenheint 451 / Ray BRADBURY – Folio SF

Cela faisait longtemps que je souhaitais découvrir ce roman, dystopie marquante de la littérature moderne, et dont le récit fait étrangement écho à notre société actuelle.
Publié pour la première fois aux États Unis en 1953, il parait ensuite en France en 1955 aux éditions Denoël et obtiendra d’ailleurs le prix Hugo du meilleur roman en 1954.

Résumé: 451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Le pompier Montag se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Ce roman est composé de 3 parties : dans la première, nous découvrons le personnage principal Montag, pompier de profession. Il mène une vie paisible, où rien ne vient tourmenter son quotidien. Son existence va cependant être bouleversée par une rencontre, celle de Clarisse, sa jeune voisine. Intrépide et rêveuse, Clarisse pose une simple question à Montag : est-il heureux ? Il n’aura jamais la possibilité de lui répondre, car la jeune fille disparait mystérieusement. Le pompier commence alors à se poser des questions existentielles, chose quasi inconcevable dans cette société aseptisée où tout est servi sur un plateau, où tous les besoins sont assouvis sans que l’Humain n’ai à réfléchir. Mais pourquoi brûle t-on les livres ? Que contiennent-ils de si dangereux ?

« Il n’y a pas besoin de brûler des livres pour détruire une culture.
Juste de faire en sorte que les gens arrêtent de les lire. »

[ATTENTION ; SPOILER !!!] La deuxième partie commence lorsque Montag passe du côté « terroriste », à savoir qu’il commence à lire des livres (volés). Débute alors une série de questionnement et de prise de conscience. Il commence à penser par lui même, ce qui est une infraction grave. Il passe de l’état de pompier bruleur de livres, à un rebelle courageux. Le rythme du récit.
Dans la troisième partie, Montag est démasqué et trahi. Se déclenche alors une course poursuite pour sa survie, va t-il parvenir à déjouer les tours du féroce Limier (infaillible chien mécanique à huit pattes, dont les pompiers ont recours afin de débusquer les fauteurs de troubles) ? Et si oui, qu’adviendra t-il de ses livres ? Est-il vraiment seul dans ce combat pour la sauvegarde de la Culture ?

C’est un roman qui se lit rapidement (235 pages) et qui est bien rythmé. J’ai été totalement embarquée par l’atmosphère pesante et capitonnée. J’ai adoré ressentir l’éveil de l’intérêt intellectuel chez Montag, et été happée par la course poursuite à sa survie. Je regrette toutefois un dénouement un peu trop rapide à mon gout…
C’est un très beau texte, poétique, délicat et à la fois fort de sens. Bien qu’écrit dans les années 1950, la pensée de ce roman n’en ai pas moins obsolète et l’on ne peut que saluer le pouvoir visionnaire de l’auteur. Un pilier de la littérature SF qui mérite d’être lu.