L’ivresse des libellules | Laure Manel

Hello les dévoreurs de livres ! Et oui, on se retrouve ENCORE avec un roman de Laure Manel 🙂 Mais quand c’est bon, pourquoi se restreindre ? Je vous parle aujourd’hui de « l’ivresse des libellules », qui vient tout juste de paraitre chez les éditions Michel Lafon (que je remercie chaleureusement pour l’envoi de cet ouvrage). Un roman assez différent de ceux écrits précédemment. Voici ma chronique. img_20190404_113043_4958833424839035124535.jpg

Résumé éditeur

Quatre couples d’amis dans la quarantaine décident de s’octroyer des vacances sans enfants dans une villa de rêve.
Mais l’ambiance qui se voulait insouciante et idyllique ne tarde pas à se charger d’électricité. La faute aux caractères (et petites névroses) de chacun, aux modes de vie différents, à l’usure et la routine qui guettent les amoureux quand s’invite le quotidien, et à des parents qui ont oublié ce qu’était leur vie lorsqu’ils ne l’étaient pas encore…
Quand débarque une jeune et jolie célibataire, le groupe est plus que jamais au bord de l’implosion.

Mon avis

Nous avions l’habitude de rencontrer des personnages malmenés par la vie, en quête de reconstruction, au bord de l’effondrement. Aucun drame à l’horizon dans ce roman ! Quatre couple d’amis se retrouve en Ardèche dans une belle villa, pour 2 semaines de vacances bien méritées. La grande nouveauté, pour ses habitués à partir ensemble chaque année, c’est que cet été il n’y aura pas d’enfant ! A eux la farniente, les apéros jusqu’à pas d’heure, les repas gastro au petit restaurant du coin…. ou pas ! 🙂 Car très vite une tension s’installe dans la maison, chacun y allant de sa petite remarque. Les amis et amants si soudés au quotidien se re-découvrent, sans leur rôle de « parent »…

A la lecture des premiers chapitres, je me suis vraiment posée la question  » mais, qu’est ce qui unit ces couples ? ». Ils sont très différents, ne travaillent pas dans les mêmes domaines d’activités, on des enfants d’âges différents. Il m’a d’ailleurs fallu un peu de temps pour me rappeler de qui était avec qui. Vincent et Emilie font partis des vieux couples (20 ans cette année) et sont plutôt posés, parents de deux filles. Alex et Sybil sont un couple moderne (7 ans ensemble), hyperactif, à fond dans leurs emplois. Alex à deux  ados d’une précédente union, quand à Sybil elle ne veut pas d’enfants. Claire et Jérôme sont ensemble depuis 23 ans, c’est la force tranquille du groupe, 3 enfants. Et Caroline et Sebastian, ensemble depuis quelques mois, semblent filer le « parfait » amour. Chacun à des enfants. Voici pour le tableau des personnages. Ils se connaissent soit de l’école, soit du voisinage. On se rend compte rapidement qu’un lien fort les unis, une amitié qui a traversé les années, et qu’il n’y a aucun jugement entre eux (même si par moment certains sont très agaçant, chacun fait preuve de tolérance).

Certains personnages ont un plus fort caractère et sont un peu mis en avant (ce sont d’ailleurs plutôt des personnages féminins) : c’est le cas de Sybil que j’ai détesté dès les toutes premières pages ! Et pourtant, au fur et à mesure de ma lecture, j’ai revu mon jugement, et il s’avère que je l’ai trouvé finalement très touchante et généreuse. Tout le contraire d’Emily que j’ai trouvé adorable dans sa façon de s’inquiéter pour ses filles, mais qui m’a déçue dans ses choix… Bref, vous l’aurez compris, ce roman ne m’a pas laissé de marbre !

Il m’a d’ailleurs fait pensé a un film que j’adore et que je regarde chaque année : 15 aout, avec Richard Berry, JP Darroussin et Charles Berling. Ces hommes si différents qui se retrouvent ensemble en vacances, qui vont partager leurs problèmes conjugaux, et prendre conscience qu’ils ont peut être un peu négligé leurs compagnes…

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Un roman qui parle donc de la crise de la quarantaine, de la relation homme/femme en dehors des enfants, de la passion qui tend à s’éteindre au fil des années… Des personnages qui évoluent au la lecture des pages, qui se posent des questions sur leurs avenirs, qui doutent et qui, parfois, prennent des décisions folles ! Je n’ai donc pas sorti les mouchoirs cette fois-ci, mais je n’ai pourtant pas été déçue de cette découverte. Je me suis attachée à ces 4 couples et j’ai été triste de les laisser repartir à leur quotidien. J’ai passé un agréable moment de lecture, l’écriture de Laure Manel est toujours aussi fluide et délicate, et peut être cette fois-ci un peu plus « cru » dans les dialogues ! (chose qui ne pas pas du tout dérangée, et m’a parfois fait bcp penser à mon compagnon et moi).

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