Le jour où maman m’a présenté Shakespeare / Julien ARANDA – Editions Eyrolles

Hello ! Aujourd’hui je viens vous parler d’un roman que j’ai dévoré en 2 jours. Je remercie chaleureusement l’auteur pour m’avoir proposé la lecture de son livre, ainsi que les éditions Eyrolles pour leur confiance. C’est parti pour la découverte !

Résumé éditeur : Quand on a 10 ans, une mère amoureuse de Shakespeare mais pas de papa, et que l’on s’attend à voir débarquer les huissiers d’un jour à l’autre, la vie n’est pas simple. Elle, comédienne de théâtre passionnée, fascine son fils qui découvre le monde et ses paradoxes avec toute la poésie de l’enfance. Avec leur voisine Sabrina, caissière de son état, et les comédiens Max, Lulu et Rita, ils forment une famille de cœur, aussi prompte à se fâcher qu’à se réconcilier. Mais, un jour, la réalité des choses rattrape la joyeuse équipe. Et le petit garçon est séparé de sa mère. Comment, dès lors, avancer vers ses rêves ? En comprenant que, peut-être, l’essentiel n’est pas l’objectif, mais le chemin parcouru …

Pour être tout à fait honnête avec vous, lorsque l’on m’a proposé la lecture de cet ouvrage, j’ai commencé par refuser… Non pas que le thème traité ne m’intéressais pas, au contraire ! Moi qui travaille dans un théâtre et qui suit maintenant maman, j’ai eu peur de ne pas être très objective, d’être à la recherche de petits détails non réalistes (un peu comme lorsqu’un médecin regarde Grey’s anatomy 🙂 ), et du coup de ne pas arriver à me plonger totalement dans le récit. J’ai également eu des réserves sur les choix de vie du personnage principal, qui (à la vue du résumé éditeur) délaisse son enfant au profit de sa passion : cela m’a un peu fait tiqué, car dans mon cas (mais ce n’est que mon choix personnel, je ne juge pas), j’ai mis de côté mon emploi passion, pour élever et être auprès de mon fils. Quelques inquiétudes donc, mais finalement en discutant avec l’auteur, la curiosité à pris le pas l’appréhension et je me suis laissé tentée !

Le personnage principal de ce livre est un petit garçon, de 5 ans au début du roman. C’est lui qui raconte son enfance, à la première personne. Il nous livre ici un témoignage délicat et remplis de sincérité. J’ai aimé le partis pris de l’auteur, à savoir cette écriture enfantine et poétique, qui met en avant la naïveté du garçonnet devant le monde des adultes. Nous le suivons jusqu’à son entrée à l’université, dans les bons et les mauvais moments de sa vie, faite d’amour mais également de précarité.
Moi qui pensais trouver ici une mère un peu égoïste, préférant sa vie d’artiste libre au bonheur de son bébé, je me suis complètement trompée !! J’ai rencontré une mère aimante, qui essaie tant bien que mal de combinée sa vie de mère célibataire et celle de comédienne. Son fils est entouré de toute la troupe de théâtre, qui se comportent comme des oncles et tantes, toujours disponibles lorsque la petite famille est dans le besoin. Cette mère si bienveillante m’a énormément émue, elle est prête à remuer ciel et terre pour offrir à son fils un quotidien à la fois simple et hors du commun. Je me suis finalement un peu identifiée à elle, dans sa manière de penser, dans le fait que l’argent ne fait pas forcément le bonheur, dans sa philosophie de vie en général.

A travers le regard de cet enfant, l’auteur aborde différents sujets sensibles tels que la maltraitance, la précarité, la crise économique… Sous couvert d’un doux humour enfantin (par exemple avec de simples jeux de mots : »Paule emploi », « huissier d’injustice »), il nous donne une vision innocente et candide du monde actuel.

Petit moins : J’aurai aimé avoir une évolution du langage de l’enfant plus significative, simultanée aux années qui passent. J’aurai souhaité trouver sur certains passages, notamment sur ceux où le garçon à 11/12 ans, un vocabulaire plus soutenu, moins enfantin (surtout pour un enfant de comédien, qui baigne dans les répétitions de textes de grands dramaturges).

Hormis ce détail, ce fut une très bonne lecture, que je vous recommande. Sur les dernières pages, j’avais les yeux tellement embués de larmes, que je n’arrivais plus à lire ! Pas de tristesse, mais plutôt des larmes de bonheur. Merci Julien Aranda pour ce doux moment.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *