Le jeu de l’ange / Carlos Ruiz Zafon – Pocket

Voici le deuxième opus du cycle du Cimetière des livres oubliés de Carlos Ruiz Zafon. Après avoir complètement adoré l’Ombre du vent en 2017, me voilà replongée dans le Madrid fantasmagorique de ce grand auteur espagnol.

Résumé éditeur : Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain hanté par un amour impossible, reçoit l’offre inespérée d’un mystérieux éditeur : écrire un livre comme il n’en a jamais existé, « une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués », en échange d’une fortune et, peut-être, de beaucoup plus.
Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autour de lui, menaçant les êtres qu’il aime le plus au monde. En moyennant son talent d’écrivain, David aurait-il vendu son âme au diable ?

Quel plaisir de retrouver la librairie Sempere ! Après avoir suivi les aventures du fils Daniel Sempere, nous rencontrons David, jeune homme que la vie n’a pas épargnée. Après avoir vu son père se faire assassiné, un richissime écrivain le prend sous son aile: grâce à lui il deviendra écrivain à son tour.
L’histoire s’inscrit quelques années plus tôt que celle de l’ombre du vent, Daniel Sempere n’étant pas encore né. L’auteur nous présente ainsi son grand père, complètement amoureux des livres, une passion qu’il transmet à son fils (un peu plus pragmatique), futur patriarche de la petite famille Sempere des années 1940.

Après plusieurs années de travail acharné pour une maison d’édition qui l’exploite, David craque, son corps ne tient plus. Il accepte alors un contrat proposé par un certain Andreas Corelli, et il ne sait alors pas dans quel pétrin il s’est fourré ! Corelli voit tout, sait tout, on ne peut rien lui cacher. Un personnage des plus mystérieux, que nous allons apprendre a détester au fur et à mesure de notre lecture.

Ce que j’ai le plus aimé, c’est retrouver l’univers de Madrid des années 20 : dangereuse, inquiétante, redoutable, cette ville n’en finit pas d’être le témoin de scènes, déroutantes et sanglantes. Carlos Ruiz Zafon mélange ici roman historique, policier et fantastique (ce dernier point m’a un peu déstabilisé, cela avait déjà été le cas avec le roman Marina).

David parviendra t-il a dénouer le mystère autour du personnage de Corelli ? Terminera t-il le livre qu’il est sensé écrire pour se défaire de son contrat avec cet étrange éditeur ? Arrivera t-il à sauver ses proches ? Rien n’est moins sur… Un roman passionnant, dans lequel on ne s’ennuie pas une seconde (et pourtant c’est un bon pavé). Aucun personnage n’est épargné ! J’ai hâte de lire le troisième tome : Le prisonnier du ciel.

Le + du livre : 666 pages, ça ne s’invente pas !
Le moins : le côté un peu répétitif des romans de Carlos Ruiz Zafon: bien que j’adore ses histoires, je préfère les lire à quelques mois d’intervalles car les différents récits se ressemblent, les personnages sont semblables, l’atmosphère est la similaire (même dans des cycles différents).

 

Ce lieu est un mystère. Un sanctuaire. Chaque livre, chaque tome que tu vois a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et ont rêvé avec lui. Toutes les fois qu’un livre change de main, toutes les fois que quelqu’un parcourt ses pages, son esprit grandit et devient plus fort. Ici, les livres dont personne ne se souvient, les livres qui se sont perdus dans le temps, vivent pour toujours, en attendant d’arriver dans les mains d’un nouveau lecteur, d’un nouvel esprit…

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