L’arabe du futur / Riad SATTOUF – Allary Editions

img_20181211_180705_6323026311271586062740.jpgBonjour à tous ! Je vous retrouve aujourd’hui avec un livre dont vous avez peut être entendu parlé : l’Arabe du futur, une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984) de l’auteur Riad Sattouf. C’est un roman graphique dans lequel Riad Sattouf raconte sa jeunesse.

Résumé éditeur : Né en 1978 d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d’abord à Tripoli, en Libye, où son père vient d’être nommé professeur. Issu d’un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils Riad dans le culte des grands dictateurs arabes, symboles de modernité et de puissance virile. En 1984, la famille déménage en Syrie et rejoint le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs. Malmené par ses cousins (il est blond, cela n’aide pas…), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle. Son père, lui, n’a qu’une idée en tête: que son fils Riad aille à l’école syrienne et devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur.

J’ai souvent vu passé des critiques très positives sur cette bande dessinée, notamment lors de la récente sortie du tome 4. Mon avis est plutôt mitigé.

Dans ce livre, l’auteur nous raconte son passé et ses premiers souvenirs, d’une enfance heureuse mais mouvementée, traversant plusieurs pays et communautés. Difficile pour lui de s’intégrer et de comprendre toutes les coutumes d’un endroit que l’on ne connait pas, surtout lorsque l’on est âgé de seulement quelques années.Il m’a souvent fait de la peine… Le trait du dessin est simple, mais il y a beaucoup d’écritures. Un système de couleurs pastels permet au lecteur de se repérer géographiquement : bleu pour la France, Jaune pour la Libye, Rouge pour la Syrie. Simplicité donc, mais c’est efficace (mais j’avoue que c’est un peu monotone à la longue).

Il est difficile de juger car ce sont de réels souvenirs d’un enfant. En cela, cette œuvre est vraiment intéressante, j’ai aimé découvrir ces cultures du bout du monde à travers le regard d’un enfant déraciné. J’ai été cependant déçue par le personnage de la mère, qui est complètement effacé dans cette histoire. Elle ne prend aucune décision, se soumet aux choix effectués par son mari, ne réagit presque plus devant certaines de ses paroles qui deviennent de plus en plus machistes et même racistes. On entrevoit un début de révolte vers la fin du roman, comme si elle arrivait enfin à saturation. A voir donc dans les prochains tomes !

Je m’appelle Riad. En 1980, j’avais 2 ans et j’étais un homme parfait.
Longs cheveux blond platine, épais et soyeux
Éclats d’or
Maniéré et délicat
Yeux profonds et boulversants
Bouche de téteur
Tout frais pondu
A cette époque, le monde était un brouillard peuplé de géants admiratifs …
Tout ce qui sortait de ma bouche provoquait l’étonnement et la joie…
Les femmes voulaient toutes m’avoir dans leurs bras…
Je n’étais conscient que quelques heures par jour, mais c’était suffisant : je savais bien comment faire dans la vie.

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