Winter (Tome 4 Chroniques lunaires) / Marissa MEYER – Pocket Jeunesse

Bonjour à tous !
AVEC SPOILER
NE PAS LIRE SI VOUS N’AVEZ PAS DÉJÀ LU CE TOME

La fin de la révolution est proche ! Me voila embarquée dans ce quatrième et dernier tome, aux côté de Cinder et ses camarades. Un gros pavé de presque 1000 pages, qui s’avale en quelques jours ! Mais est-il au niveau des 3 autres précédents tomes ?

Résumé : On dit que Winter est encore plus belle que la reine Levana…
La princesse déteste sa belle-mère, qui désapprouve ses sentiments pour Jacin, le séduisant garde du palais. Mais Winter n’est pas aussi faible que Levana le croit. Avec l’aide de Cinder et de ses alliés, elle aurait même le pouvoir de lancer une révolution et de gagner cette guerre qui dure depuis trop longtemps.

Vous l’aurez compris, nous rencontrons dans ce tome la belle Winter, alias Blanche neige. Nous avions eu un petit aperçu de son caractère des plus spécial dans les dernières pages du tome 3 de la saga. On découvre en réalité que Winter souffre du « mal lunaire » car elle ne veut pas utiliser ses pouvoirs de persuasion. Elle a donc des hallucinations. J’avoue avoir eu un peu de mal avec son personnage au départ, la trouvant très enfantine (elle est pourtant plus âgée que Cinder). Son amour (inavoué) de toujours avec son beau garde lunaire parviendra t-il à survivre à la révolution ?

 

Marissa Meyer conserve encore une fois les grandes lignes du conte que nous connaissons tous : Blanche neige et son odieuse belle mère, jalouse de sa grande beauté, le garde missionné pour la tuer, son cercueil de verre (ici mis au gout du jour hihi). Tous ces éléments s’intègre, une fois de plus, parfaitement dans le récit des chroniques lunaires. L’action de cet opus se passe (ENFIN) sur la lune, on y découvre ses paysages désertiques et son peuple dominé par la reine. J’ai tout de suite été happée par l’atmosphère capitonnée du palais lunaire et par ses dangereux souterrains, habité par les sanguinaires soldats loups.

J’ai également retrouvé avec un immense plaisir les héros de cette saga :
Cinder et Kai, plus présent que jamais, et allié contre la reine Lenava. Cress et Thorne, la naïveté et l’impétuosité. Iko la téméraire droïde de compagnie, toujours prête à aider ses amis humains. Et bien évidemment Scarlet et Loup (coeur coeur coeur d’amour), les farouches amoureux.

Petit moins: Même si ce tome est un peu plus sombre que les autres, et la révolution bien sanglante, j’aurai aimé une fin moins « happy end ». J’ai trouvé ça un peu trop facile de n’avoir aucune perte dans les rangs des camarades révolutionnaires.

Il n’empêche que j’ai adoré ce tome plein d’actions, et je suis désormais très triste d’avoir terminé cette saga… terminé ? Il existe plusieurs « nouvelles » autour de la saga, ainsi qu’un tome intitulé « Levana » (que je viens de me procurer) : l’histoire n’est donc pas tout à fait achevée :):)

Cress (Tome 3 Chroniques lunaires) / Marissa MEYER – Pocket Jeunesse

Bonjour les lecteurs !
Me voici de retour seulement quelques jours après avoir terminé le très bon tome « Scarlet » ! J’ai dévoré le tome 3 et ses 658 pages en deux jours…

NE PAS LIRE SI VOUS N’AVEZ PAS LU LES 2 PRÉCÉDENTS TOMES

résumé : Cinder et le capitaine Thorne se sont enfuis aux côtés de Scarlet et de Loup.
Le groupe rebelle projette de renverser la reine Levana et son armée.
Mais, le seul espoir de la résistance réside dans Cress, qui, emprisonnée dans un satellite depuis l’enfance avec ses écrans pour seule compagnie, est devenue un hacker imbattable. Malheureusement, la reine Levana a d’autres projets pour elle, et libérer la jeune fille pourrait bien leur coûter cher…

Dans ce tome, nous faisons donc la connaissance de Cress, alias Raiponce (oui, il m’a fallu du temps pour percuter, je n’avais pas compris l’affaire lorsque j’ai lu le tome 2 #cruche). Celle-ci se range du côté de l’équipe de Cinder afin de les aider à renverser la domination de Levana.
Bien évidement, rien ne se passe comme prévu et les compères vont être séparés contre leur gré.

J’ai encore énormément accroché avec ce tome, la tension est omniprésente, je ne pouvais vraiment pas le lâcher (je lisais même sur le tapis de jeu avec mon fils / mère indigne). Chose étrange, je n’ai pourtant pas franchement aimé le personnage de Cress. Contrairement à Cinder et Scarlet, Cress fait encore petite fille, un peu folle, qui rêve du prince charmant. On a envie de la protéger. Je crois que j’avais tellement adoré le couple Scarlet/Loup (que l’on ne va pas beaucoup voir dans cet opus…) que j’ai eu du mal avec Croissant de Lune (Cress) et son amour romantico/chevaleresque pour Thorne. Ce dernier personnage va prendre également plus de place dans l’histoire, et il va nous montrer son côté plus humain et sensible, que l’on cherchait encore jusqu’à présent ^^

A vrai dire, la force de ce tome c’est la manière dont Marissa Meyer parvient à faire s’imbriquer chaque histoire de chaque personnage les unes dans les autres. Chaque protagoniste à son importance dans le combat mené par Cinder, rien n’est laissé au hasard. Des personnages qui demeuraient « secondaires » jusqu’à présent, prennent une importance capitale pour la suite des évènements (c’est le cas par exemple du Dr qui nous dévoile son petit secret… que je n’avais pas vu venir #cruche2). L’auteure parvient à nous présenter des personnalités complètement différentes et attachantes (Cinder la mécanicienne mal aimée couverte de cambouis, Scarlet la fougueuse, Cress la romantique un peu (trop) naïve sur les bords). Trois héroïnes qui ne laisseront pas le lecteur indifférent.
Chacune va, à sa façon, rencontrer l’amour (et ça bien sur, on est fan). Kai rejoindra sa Cinder dans ce tome, comment vont se passer les retrouvailles ? (PS: je le trouve toujours aussi naïf celui-ci…bref…).

Les dernières pages nous donnent un aperçu de la future héroïne du tome « Winter », la belle fille de la reine Levana. Et oh my god, elle a l’air très très spéciale ! Complètement barrée la jeune princesse…
Hâte de continuer cette saga et de vous en parler très très bientôt !

Scarlet (Tome 2 Chroniques Lunaires) / Marissa MEYER – Pocket Jeunesse

Sans spoiler
J’ai à peine refermé Cinder et me voila déjà plongée dans le deuxième opus de la saga mondialement connue des Chroniques Lunaires de Marissa Meyer. Mais est-il aussi bien que le premier volet ?

Editeur : Pocket Jeunesse
476 pages
Paru en novembre 2013

Résumé : Depuis les lointaines étoiles jusqu’aux recoins d’une sombre forêt, les destins de Scarlet et de Cinder semblent liés. Alors que l’une cherche sa grand-mère mystérieusement disparue et que l’autre poursuit la quête de ses origines, la menace lunaire qui pèse sur l’humanité se renforce. Cinder et Scarlet parviendront-elles à lui résister ?

Je vais me répéter, mais nous serons d’accord je pense: quelle beauté cette édition ! Même moi qui ne suis pas du tout fan des grands formats (pas du tout pratique à lire), je tombe d’amour pour la couverture de Scarlet. Beau graphisme, titre en relief, papier glacé… sublime !

En ce qui concerne l’histoire. J’ai eu plaisir à retrouver Cinder, qui est dorénavant accompagnée par un nouveau compagnon nommé Thorne, qu’elle rencontre lors de son évasion de prison. Mais le récit de ce tome est bien entendu principalement basé sur le personnage de Scarlet (autrement dit, le célèbre Petit chaperon rouge) et sur sa rencontre avec un certain « Loup ». Et j’ai totalement adoré ces deux nouveaux protagonistes (au point de vouloir passer à la va vite les chapitres sur Cinder) !

J’ai aimé la personnalité rebelle et impulsive de Scarlet, prête à tout pour retrouver la trace de sa grand mère disparue. Mais surtout, j’ai adoré sa « relation » avec Loup, ce combattant de rue, mystérieux et dangereux. Rien n’est facile entres eux, on va de déconvenues en trahisons, mais n’y aurait-il pas un peu d’amour dans tout ça finalement ? Rien n’est moins sur à la lecture de ce roman (non non je ne vous dirai rien !!).
Le rythme de lecture est palpitant, impossible de lâcher ce livre à la fin d’un chapitre tant les rebondissements sont nombreux. Et à mon plus grand plaisir, c’est un tome beaucoup moins prévisible que celui de Cinder ! Il y a plusieurs événements dont je ne m’attendais pas du tout, et où je me suis dis : « ah oui quand même, je l’ai pas vu venir celle là » !

Comme dans le premier tome, on retrouve certains des personnages du conte du Petit chaperon rouge : Scarlet bien sur, sa grand mère (qui cache bien des secrets !), le Loup, le chasseur (bon, j’avoue que je n’ai pas bien compris son intervention). Je me suis rapidement attachée à ces nouveaux individus, l’auteure nous propose des personnages dont la personnalité est très riche et intéressante. On en apprends un peu plus sur chacun au fil des pages, sur leur enfance notamment et sur les liens qui les unissent les uns aux autres.
C’est un tome qui suit complètement la lignée du précédent, l’histoire de Cinder et Scarlet sont liées à une même problématique, et on retrouve d’ailleurs les personnages du prince Kai, de la reine Levana et de la thaumaturge Sybil dans ce volume. La Terre est plus que jamais en danger, les lunaires sont déterminés à retrouver la princesse Sélène coute que coute, et à n’importe quel prix.
Plus sombre que le précédent, je vous conseille vivement la lecture de ce livre captivant, dans lequel toutes les émotions sont au rendez-vous : amours, trahisons, secrets, mensonges et révélations, vous ne pourrez pas poser ce petit pavé avant la dernière page !

 

Attention, la suite à ne pas lire si vous n’avez pas lu ce tome !!

Non mais on en parle de ce Loup (d’ailleurs, pourquoi certains l’appelle Wolf ? C’est sur une édition antérieure ?) ! Je suis tombée raide dingue de lui ! Je trouve son « couple » avec Scarlet génialissime. Son côté torturé, le difficile choix qu’il a à faire entre son instinct animal génétiquement modifié et sa raison. L’auteure nous laisse découvrir petit à petit pourquoi il est devenu cette « bête » sanguinaire, et j’ai aimé avoir ces informations au compte goutte, le suspense ainsi créé rend la lecture de ce livre captivante.
A la fin du premier tome j’attendais avec impatience d’en savoir d’avantage sur le peuple des lunaires et me voila servi. J’ai hâte de voir l’affrontement entre la princesse Sélène et la reine Levana, et si Cinder parviendra à empêcher la mariage entre le prince Kai et la terrifiante lunaire.
D’ailleurs, je trouve le couple Cinder/Kai un peu trop sage, j’espère que ça va se pimenter un peu cette histoire haha. Kai n’est pas du tout un de mes personnages préférés, je le trouve trop gentil, et un peu trop amoureux de Cinder alors qu’il ne sait absolument rien d’elle au final (oui bon ok, les coup de foudres ça existe… ). J’espérai secrètement un amour triangulaire à la twilight entre Cinder, Thorne et Kai, mais a priori c’est foutu.

Il n’empêche que la lecture de ce tome 2 est un coup de cœur pour moi, et je me suis déjà lancée dans le tome 3, Cress (un énorme pavé) qui me surprend déjà avec que je n’en suis qu’aux premiers chapitres ! Ça promet !

Cinder (Tome 1 Les chroniques lunaires) / Marissa MEYER – Pocket Jeunesse

Sans Spoiler !!
Je l’attendais tellement ce roman ! Et me voici enfin en possession des 4 premiers tomes de la saga Les chroniques lunaires, de Marissa Meyer. Ce livre est-il donc à la hauteur de mes espérances ? op, chronique !!

Résumé : À New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire un paria. Elle partage sa vie entre l’atelier où elle répare les robots et sa famille adoptive. À seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches les plus ou moins dégradantes qu’elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie – son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu’éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n’a aucune chance de s’épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !

En premier lieu, il faut avouer que cette édition de Pocket Jeunesse est vraiment très réussie ! Rien que l’objet en lui même me faisait baver d’envie depuis plusieurs mois (les 4 tomes ensembles sont supers beaux), avec le titre écrit en relief, couverture sombre et jolies images énigmatiques. Bref, déjà un point positif.

   

Concernant le fond, de mon point de vue c’est une réussite. Je ne m’attendais pas à ce que cette histoire soit si « décalée » et futuriste. L’écriture de Marissa Meyer est simple (parfait pour du Young Adult) et le récit fluide. On s’imprègne rapidement de l’ambiance post-guerre nucléaire (la 4ème guerre mondiale ici), au sein de laquelle (sur)vivent en paix différents grands royaumes. La technologie est beaucoup plus avancée que dans notre époque, et les scientifiques arrivent à guérir certaines personnes en remplaçant des organes endommagés par des prothèses électroniques: ce fut le cas avec Cinder, qui est devenue une Cyborg suite à un accident de Hoover (les voitures de l’époque).
Le récit se passe dans un futur lointain, au sein de la Communauté Orientale (dans l’actuelle ville de Beijing) où règne le nouveau (et jeune) roi Kai.

Même si l’histoire diffère en beaucoup de points du conte initiale, on retrouve les principaux personnages de Cendrillon : une belle mère mauvaise et ses deux filles, une jeune fille abandonnée par son « père » (qui décède accidentellement), un prince charmant que tout oppose à Cendrillon. D’autres personnages inédits viendront se greffer à cette histoire, totalement remaniée par Marissa Meyer: par exemple, le peuple des lunaires, cruel et mystérieux et dont j’ai vraiment hâte d’en apprendre d’avantage dans les prochains tomes !

Petit point négatif : le côté très prévisible du roman. Il faut dire que l’on connait tous le conte de Cendrillon, donc on se doute bien un peu du truc (attention, la fin est différente de celle du conte initiale, et heureusement!). Cela ne m’a pas dérangé outre mesure, car le contexte diffère tellement de l’originel que je suis restée totalement captivée du début à la dernière page !

Une bonne surprise donc avec ce premier tome de la saga, j’ai hâte de la continuer (sachant que plusieurs personnes m’ont avoué que les tomes suivants sont encore mieux !). Le prince Kai sera t-il encore de la partie ? Une histoire d’amour va t-elle naitre entre ce dernier et Cinder ? Une guerre va t-elle se déclarer entre les terriens et les lunaires ? J’ai tellement envie de savoir la suite !!! Et surtout, quel sera le rôle de Scarlet (personnage principal du second tome) dans cette histoire ?

Extrait : – Je sais que le moment est horriblement mal choisi, mais croyez-moi, c’est une question de vie ou de mort. ( Il prit une grande inspiration.) Accepteriez-vous d’être ma cavalière au bal ?
Le sol se déroba sous les jambes de Cinder. Sa tête se vida d’un seul coup. Elle avait dû mal entendre.
Au bout d’un moment, Kai haussa les sourcils en un encouragement muet.
– J… je vous demande pardon?
Il s’éclaircit la gorge et se redressa.
– Je suppose que vous avez prévu d’aller au bal?
– Je… je ne sais pas. Enfin, non. Non, je regrette, je n’irai pas au bal.
Kai recula, décontenancé.
– Oh. Très bien… mais… peut-être pourriez-vous changer d’avis? Parce que je suis quand même… enfin…
– Le prince.
– Je ne cherche pas à m’en vanter, s’empressa-t-il d’ajouter.

#La mère Coupable / Caroline FOURMENT – Le livre de Poche

Hello les booklovers ! Me voici de retour pour vous présenter ce petit livre, écrit par Caroline Fourment, qui a créé le blog La Mère Coupable (si vous ne connaissez pas, comme moi *boouuuh* allez y jeter un coup d’oeil! ). J’avais vu énormément de bookstagrameuses avec ce livre entres les mains lors de sa sortie il y a environ un an chez Mazarine, et je suis très heureuse de pouvoir le découvrir à présent (merci Insia #lelivredepoche d’avoir pensé à moi! ).

La mère coupable c’est quoi ? La Mère coupable, c’est cet individu qui peut dans le même temps râler et faire des bisous, crier « Va dans ta chambre ! » et susurrer « Viens faire un câlin à Maman », qui hurle à mort quand l’ado fait couler l’eau trop longtemps, mais qui laisse la petite lumière allumée toute la nuit pour rassurer le petit dernier…
La Mère coupable, c’est vous, cette maman pleine de paradoxes inexplicables, qui tente de mener sa vie comme elle l’entend pour tordre le cou à la mère parfaite. Ajoutez-y un soupçon de crise de la quarantaine, quelques kilos en trop, un mari aimant mais souvent absent, un ex-petit ami qui refait surface, et une chanson d’amour des années 1980 qui vient interrompre la bande-son du quotidien de cette mère de famille perdue dans sa routine.
Sans jamais donner de leçon, l’auteure qui se cache derrière ce pseudo depuis la création de son blog croque avec humour et bienveillance la vie de famille #ensirotantunverredemojitopardi !

Alors, première surprise avec le livre, c’est qu’il est bien écrit ! Ça se lit vite, l’histoire est intéressante et je me suis tout de suite identifiée au personnage principal de cette maman (même si elle, elle à 3 enfants et 10 ans de + que moi *oui, je peux encore me la péter et alors*). Je ne m’attendais pas à une histoire romancée, mais plutôt à un condensé du blog, donc je suis agréablement surprise.
J’ai vraiment trouvé certains passages très drôles (exemple du papa qui envoie un message alors que maman est en soirée tranquille avec ses copines, pour savoir où est le doudou du fils ! haha mais c’est exactement ça !), et toujours bien intentionnés. Alors pas besoin d’être une maman de plusieurs enfants pour lire ce livre, même moi je m’y suis retrouvée ! (et d’ailleurs ça ne m’a pas rassurée pour la suite hihi)

Moins du livre : sa taille, très vite lu, et j’ai trouvé que l’anecdote de fin était un peu expédiée à la va vite, dommage car très croustillante !.

Un livre vraiment dédié aux mamans (si vous n’avez pas d’enfants, je pense que vous pouvez vous passer de cette lecture), que j’offrirai volontiers en cadeau à des amies mamans. Un bon moment de rigolade, un peu trop court malheureusement à mon gout. Mais spiiiit, la tome 2 vient de sortir chez les éditions Mazarine ! haha, le bon plan de jojo !

citation préférée: (à propos de la découverte d’un dessin fait par le fils pour son amoureuse)
« J’ai rougi. Pas de honte ni de colère, mais de fièvre. J’étais mal, j’étais très mal. John Rambo en aimait donc une autre que moi. Je pouvais me faire aisément remplacer par une Léa, briseuse de ménage de trente-quatre ans ma cadette, avec une dent en moins. J’ai ramassé mon cœur en miettes, et je suis repartie dans mes casseroles pour tenter d’oublier »

haha, c’est trop moi dans le futur !!!

Minute, papillon ! / Aurélie VALOGNES – Le livre de Poche

Terminé et adoré ! Quel bonheur de découvrir ce troisième roman d’Aurélie Valognes, qui vient tout juste de sortir en poche chez Le livre de Poche. Pour celles et ceux qui s’en souviennent, j’ai découvert l’auteure il y a quelques mois avec Mémé dans les orties (petit coup de cœur de 2017) et En voiture, Simone !. ET oui, je l’avoue, ce dernier m’avait un peu déçu, je n’avais pas retrouvé la folie et l’entrain de Mémé. Alors, qu’en est-il de celui-ci ?

Résumé : Rose, 36 ans, mère célibataire, est une femme dévouée qui a toujours fait passer les besoins des autres avant les siens. Après avoir perdu son père et son emploi, la jeune femme apprend que Baptiste, son fils unique de 18 ans, quitte la maison. Son monde s’effondre.
Cette ex-nounou d’enfer est alors contrainte d’accepter de travailler comme dame de compagnie pour une vieille dame riche et toquée, Colette, et son insupportable fille, la despotique Véronique. Et si, contre toute attente, cette rencontre atypique allait changer sa vie ?

Pour être claire de suite, je ne sais plus si Mémé est finalement mon préféré 🙂 J’ai tout aimé dans ce roman feel good, je le mets au même niveau d’amour que certains Kinsella de ma bibliothèque.
On y retrouve bien sûr la plume de Mme Valognes : de courts chapitres qui rythment la lecture, une écriture simple et fluide qui permet de mettre ce roman entres les mains de n’importe quel lecteur (même le plus novice), et un positivisme à toute épreuve. J’ai beaucoup aimé la dédicace de l’auteur, pour tous ceux dont un de ses livres fut le premier lu. Moi même, j’ai offert Mémé dans les orties 2 fois cette année, pour des personnes qui ne sont pas habituées à lire : j’étais certaine de ne pas me tromper, le livre parfait pour passer un bon moment de lecture !

Point fort du livre : aucun temps mort avec Minute, Papillon!, il y a un nouveau rebondissement dans chaque chapitre (donc il y en a beaucoup!), les pages défilent, on en apprends un peu plus sur chaque personnage, tous aussi loufoques les uns que les autres. Je me suis rapidement attachée à Rose et Colette, ces mamans parfaitement imparfaites. D’ailleurs cela m’a fait un peu peur, je ne savais pas qu’on devait laisser partir son fils un jour… Le mien restera avec moi POUR TOUJOURS haha

Un bon roman de feel good (bon ok, j’avais deviné la fin à la moitié du livre, mais bon, cela ne fait-il pas aussi partie de ce genre de littérature 🙂 comme un bon film girly, avec une happy end qui fait du bien). Je l’ai trouvé encore plus touchant que Mémé dans les orties : et oui, être maman c’est faire des erreurs, même si on essaie de faire du mieux que l’on peut.

Petite mention spéciale pour les dernières pages écrites par l’auteure pour sa maman : super émouvant, une magnifique déclaration d’amour !

Et le passage que je préfère : « Il y a quelques jours, mon grand Jules de quatre ans et demi, m’a montré son nombril et m’a demandé si moi aussi j’en avais un. Il était intrigué sur son utilité. Je m’apprêtais à lui répondre très terre à terre quand il m’a semblé plus beau de simplement lui dire : pour que tu gardes une trace de ta maman, toujours avec toi, même quand elle n’est plus là. »

Bref j’ai pleuré, et je pleure encore en écrivant ces mots. Oui je suis une madeleine…

 

Ma trop chouette dédicace
d’Aurélie dans mon livre 🙂

Et les goodies reçu avec mon livre ! J’adore

A la croisée des mondes : les royaumes du Nord / Philip PULLMAN – Folio Junior

C’est la première fois que je découvre un livre de Philip Pullman. Et oui, je n’avais encore jamais lu la trilogie A la croisée des mondes ! Je viens tout juste de terminer le tome 1, Les royaumes du Nord, et je dois dire que j’ai beaucoup aimé l’univers créé par l’auteur.

Résumé : Ce n’était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans: Lyra vivait, en compagnie de son dæmon Pantalaimon, parmi les Érudits du Jordan Collège, passant ses journées à courir dans les rues d’Oxford à la recherche éperdue d’aventures. Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d’une extraordinaire particule. D’une taille microscopique, la Poussière – que l’on trouve uniquement dans les vastes étendues glacées des Royaumes du Nord – est censée posséder le pouvoir de briser les frontières entre les mondes, un pouvoir qui suscite effroi et convoitises… Jetée au cœur d’un terrible conflit, Lyra sera forcée d’accorder sa confiance aux gitans et à de terribles ours en armure. Et, lors de son périlleux voyage vers le Nord, elle devra découvrir pourquoi son propre destin semble étroitement lié à cette bataille sans merci où s’opposent des forces que nul ne l’avait préparée à affronter.

Pour être tout à fait honnête, cette lecture, c’était pas gagné d’avance ! J’ai eu beaucoup de mal avec les premiers chapitres, à rentrer dans l’univers fantastique du roman, à me familiariser aussi avec Lyra, le personnage principal de l’histoire, que je trouvais un peu prétentieuse. Je trouve qu’il y a, dans les premières dizaines de pages, beaucoup de termes techniques liés aux recherches de différents professeurs (sur la physique, astronomie…) mais également de nombreux noms à retenir (à l’orthographe bien biscornue bien évidemment !). Je me suis dis : ah oui, c’est un peu corsé pour une lecture « jeunesse », conseillée à partir de 10 ans. Et puis, au fur et à mesure des pages, l’atmosphère posée, je me suis laissée envahir par la magie de ce livre, qui enchainent les coups de théâtre et révélations inattendues !

Philip Pullman, dont je découvre ici la plume, nous emmène dans un monde semblable au notre (pour ce tome ci, car d’après ce que j’ai compris les suivants se déroulent dans un monde parallèle), peut être dans les années 1950 ou 60 (dirigeable, quelques voitures, vêtements d’époque… mais il diffère en plusieurs points quand aux habitants de cet univers. Les humains ont des « deamons », sortent de petits animaux magiques dont ils sont reliés depuis la naissance, et ce jusqu’à leur mort. Le monde parait divisé en plusieurs « royaumes » qui ressemble à nos pays (royaume de Norvège, Allemagne…) mais il y a une multitudes de différents peuples : Les tartares (un peu sauvages), les Gitans, et même un peuple d’Ours qui parlent et agissent tels des humains. J’aurai d’ailleurs aimé en savoir d’avantage sur certains peuples (tels les Tartares, les sorcières ou les créatures de falaises) mais peut être reviendra t-on dessus dans les prochains tomes ? En tout cas j’ai vraiment adoré cette ambiance envoutante, et les objets mystérieux (magiques ?) que l’on découvre au fil de l’histoire…

Alors oui, ce livre ne fait pas « trop » jeunesse, c’est donc un plaisir de le lire aussi adulte ! Et pourquoi pas une lecture commune avec votre enfant, ça c’est chouette ! en tout cas moi, j’ai déjà acheté la suite et il me tarde de connaitre le dénouement !

Pour aller plus loin :
il existe un film sur ce premier tome (A la croisée des mondes : la boussole d’or) sortie en 2007, avec Nicole Kidman, Eva Green, Daniel Craig… bref que du beau monde (je ne l’ai pas encore vu, mais il ne saurait tardé).
Une bande dessinée existe également, par Stéphane Melchior et Clément Oubrerie, publié chez Gallimard.

La valse des arbres et du ciel / Jean-Michel GUENASSIA – Le livre de poche

Voici un auteur que je ne connaissais pas du tout. Je remercie les éditions Le livre de poche de m’avoir proposé cette lecture, que j’ai dévoré en quelques heures.

Résumé : Auvers-sur-Oise, été 1890. Marguerite Gachet est une jeune fille qui étouffe dans le carcan imposé aux femmes de cette fin de siècle. Elle sera le dernier amour de Van Gogh. Leur rencontre va bouleverser définitivement leurs vies.
Jean-Michel Guenassia nous révèle une version stupéfiante de ces derniers jours.
Et si le docteur Gachet n’avait pas été l’ami fidèle des impressionnistes mais plutôt un opportuniste cupide et vaniteux ? Et si sa fille avait été une personne trop passionnée et trop amoureuse ? Et si Van Gogh ne s’était pas suicidé ? Et si une partie de ses toiles exposées à Orsay étaient des faux ?

Ce qu’il faut tout d’abord savoir avant de commencer cette lecture, c’est que ce roman est une fiction. Même si l’histoire se base sur des faits réels et de nombreuses recherches faites par l’auteur, ne vous attendez pas à lire une biographie de Van Gogh ou de Marguerite Gachet. Pourquoi mentionner cette dernière d’ailleurs ? Car l’écrivain à choisit ce personnage féminin pour narrer l’histoire des derniers mois de la vie du peintre hollandais. Et c’est une réussite.

J’ai tout de suite été happée par l’écriture simple et fluide de l’auteur: pas de chichis de figures de style, le roman se lit aisément et les pages défilent sans que l’on s’en aperçoivent. Même si les descriptions sont nombreuses (notamment de paysages ou de tableaux), elles n’en sont toutefois pas superflues, et nourrissent complètement le récit. Je m’imaginais aisément en ce début d’années 1890, à l’ombre des aulnes, sous un soleil de plomb, regardant passer main dans la main Marguerite et Vincent… J’ai eu plaisir à me replonger (grand plongeon puisque ça date d’il y a 10 ans, à la fac de Lyon…) dans cette époque propice au développement de plusieurs mouvements picturaux, dont les impressionnistes.

J’ai également beaucoup aimé la construction du roman. L’auteur mélange fiction et articles de presse et correspondances authentiques, « reproduits dans leur orthographe d’origine » (p13). Chaque court chapitre est donc succédé d’une lettre (entre Vincent et son frère par exemple) ou d’un article de presse de l’époque qui vient appuyé la véridicité (hypothétique) du récit.

Petit moins du roman : à l’attention de l’éditeur 🙂 je me suis surprise à plusieurs reprises à chercher sur le net les reproductions des œuvres dont l’auteur parle tout au long du livre (le portrait du Docteur Gachet par exemple, en photo de ma chronique). J’aurai aimé quelques pages centrales, à l’instar du dernier Michel Cymes par exemple, au sein desquelles on aurai retrouvé des repros de différentes œuvres citées (que ce soit de Van gogh ou Pissaro, Cézanne, Guillaumin, Gauguin…).
De mon point de vu, il est peut être difficile pour un public non averti, qui ne connait pas du tout le sujet et le mouvement impressionniste de rentrer complètement dans l’histoire
. Pour ma part, ayant fait des études d’histoire de l’art, j’ai tout de suite accroché avec l’atmosphère de cette période: la misère des peintres (on reconnaitra leur talent bien plus tard), le système de « mécénat », l’amitié sincère entres certains artistes, mais aussi la rivalité au sein des Salons. Même si les articles de presse permettent tout de même de se familiariser avec les grands événements ou avancées de l’époque (droit des femmes, inauguration de la tour Eiffel, réputation de tel ou tel artiste…).

La dernière page du livre (la « note de l’auteur ») permets de mettre en parallèle l’histoire qui nous est narrée et les faits établis par les chercheurs historiens de l’art. Une note finale indispensable, qui m’a d’autant plus fait apprécier ce roman et le point de vue de l’écrivain.

Depuis cette lecture, je me suis procuré Le Club des incorrigibles optimistes, du même auteur (livre qui a des critiques très positives) et j’ai vraiment hâte de le commencer !

Hippocrate aux enfers / Michel CYMES – Le livre de poche

En voici un livre dont la lecture ne laisse pas indifférent. Nous connaissons tous Michel Cymes, médecin et animateur tv dont l’humour à fait la popularité du Magazine de la santé qu’il co-anime depuis 1998. Nous le retrouvons ici en tant qu’écrivain, et avec un sujet qui le hante depuis de longues années…

« J’ai toujours voulu écrire ce livre. […] La vérité est pire que ce que j’imaginais. »

résumé : C’était là.
C’est là que tant de cobayes humains ont subi les sévices de ceux qui étaient appelés « docteurs », des docteurs que mes deux grands-pères, disparus dans ce sinistre camp, ont peut-être croisés.
Je suis à Auschwitz-Birkenau. Là, devant ce bâtiment, mon cœur de médecin ne comprend pas. Comment peut-on vouloir épouser un métier dont le but ultime est de sauver des vies et donner la mort aussi cruellement ? Ils n’étaient pas tous fous, ces médecins de l’horreur, et pas tous incompétents. Et les résultats de ces expériences qui ont été débattus, discutés par des experts lors du procès de Nuremberg ? Ont-ils servi ?

Ce livre est composé de portraits de « médecins » ayant commis de nombreuses atrocités durant la seconde guerre mondiale. Michel Cymes (dont on apprends dans les premières pages du livre que ces deux grands pères ont disparu en camps de concentration) pose plusieurs questions : ces médecins, qui étaient-ils ? Comment sont-ils passés de sauveurs de vie à tueurs en série ? Étaient-ils réellement fous ?
En voila un sujet intéressant. Ce livre destiné au grand public nous permets d’avoir une vision globale du thème abordé. Pas besoin donc d’être passionné d’Histoire pour suivre les événements décrits dans l’ouvrage, l’auteur de nous submerge pas de dates, il se focalise sur le sujet tout en le rendent accessible à n’importe quel lecteur.

Toujours dans cette optique, on retrouve en pages centrales des photographies (portraits de médecins, expériences, laboratoires…). Pour ma part, cela m’a aidé à m’immerger dans le contexte et j’ai pu ainsi mettre un visage sur les horreurs commises. Comment un homme, qui ressemble à tant d’autres, peut-il commettre autant de monstruosités ?

Cymes présente chaque médecin : sa jeunesse, son parcours scolaire, la façon dont il est arrivé à côtoyer le parti SS. Il parle des expériences menées par chaque individu (expériences réalisées afin d’aider l’armée allemande sur le front) mais ne tombe pas dans le sensationnel (il y a des descriptions, bien évidemment dont on imagine pas que cela à bien pu se produire, mais on ne tombe pas dans les détails scabreux).
Ne faisant pas partie d’un public averti sur la question, j’ai appris de nombreuses informations (à la fois captivantes et qui font froid dans le dos!) : saviez-vous par exemple que certains de ces médecins ont vu leurs peines allégées, parfois ceux-ci n’ont fait que quelques années de prison, et ont ensuite pu reprendre leurs activités en tant que praticien ? C’est effrayant…

J’ai tout de même une petite retenue sur cet ouvrage: comme il l’affirme d’ailleurs dans son livre, Michel Cymes n’est pas un historien et cela se ressent dans ce livre. Bien qu’intéressant, les faits sont tous tirés d’ouvrages publiés ultérieurement (exemple, les médecins de la mort). Les citations sont donc nombreuses, mettent en valeur le texte de M. Cymes, mais celui-ci n’apporte pas de recherches nouvelles. Si ce n’est la vulgarisation du sujet (de manière positive j’entends).
Cet aspect de notre histoire est tellement importante et le devoir de mémoire fondamental, je trouve donc très judicieux d’avoir écrit un livre permettant au grand public de connaitre les horreurs qui ont pu être orchestrées durant ce conflit, et ainsi je l’espère ne plus jamais les revivre.

Par amour / Valérie TONG CUONG – Le livre de Poche

Voici un roman que je n’aurai jamais lu si Le livre de Poche ne m’avait pas proposé de le découvrir, tant le sujet traité m’émeut (je me transforme en fontaine vivante à chaque fois !). Me voici donc plongée dans ce récit, suivant le quotidien de deux couples havrais et leurs enfants… (suite…)