Bakhita | Véronique Olmi #coupdecoeur

Bien bien bien… elle va être difficile à rédiger cette chronique. Pourquoi cela ? Car ce roman m’a complètement chamboulée, j’avais beaucoup d’apriori, j’avais peur de me lancer dans cette lecture (n’étant pas fan du style biographique, et dramatique…). Le livre de poche m’a proposé de lire ce livre et je remercie vivement les éditions car j’ai été bouleversée, j’ai eu un gros gros coup de cœur !

Résumé éditeur

Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.
Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.

Mon avis

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Bakhita nait dans un paisible petit village du Darfour, et y même une vie tranquille de petite fille africaine, aimée de sa mère, son père et ses frères et sœurs. Cette relative quiétude est ébranlée par un premier événement qui traumatisera souvent Bakhita : l’enlèvement violent de sa sœur ainée. Elle a alors 5 ans. Elle vivra les deux années suivantes avec ce manque quotidien, puis sera enlevée à son tour par deux hommes, près de son village, et vendu comme esclave à seulement 7 ans. Elle marchera longtemps, pieds nus, et traversera tout le pays pour se rendre au Soudan, pays roi du trafic d’esclaves. Certains passages du récit ici me marqueront pour toujours, la violence est omniprésente, Bakhita perd tous ses repères, elle est déshumanisée. Les maitres battent, fouettent, insultent, les femmes, les hommes, les bébés.

Elle a soif et elle a mal, ses muscles sont tressés ensemble, comme les feuilles séchées des baobabs, rugueuses et grinçantes. Elle ne voit plus les esclaves avec qui elle a marché, elle les sent autour d’elle, des ombres lourdes, un souffle qui marche quand elle marche, s’arrête quand elle s’arrête, ils sont devenus une seule bête noire et courbée. Une seule bête blessée. Un quart des esclaves sont morts en route. Seule Binah est réelle.

Binah. Dans son grand malheur, Bakhita rencontre Binah, petite fille du même âge, qui la suivra dans cette longue traversée du désert, et qui sera achetée par le même maitre par la suite. Sans Binah, Bakhita n’aurait certainement pas survécu. C’est elle qui lui permet de garder espoir, elles se soutiennent mutuellement, elle devient sa famille et sa seule raison de survivre. Une relation profonde, d’un amour inconditionnel que l’auteure parvient à nous transmettre de manière magistrale. L’écriture de Véronique Olmi est fluide, presque poétique (ce qui tient du champ de force à la vue de la cruauté décrite…), et dépeint avec une terrible justesse les grandes étapes de la vie de la jeune esclave. Le lecteur pleure, tremble, espère aux côtés de Bakhita. Véritable biographie parfaitement documentée, Véronique Olmi retrace le destin tragique de celle dont le prénom signifie « la chanceuse« .

La deuxième partie du roman débute avec l’arrivée de Bakhita en terres européennes. Les relations avec les maitres changent, et elle rencontrera des personnes qui la « sauveront » du calvaire de l’esclavagisme, et lui permettront de trouver sa voix, celle qu’elle a finalement toujours essayé de suivre : sauver les enfants.

Ce qui m’a le plus touchée dans cet ouvrage, c’est de voir que l’âme de la jeune femme est toujours aussi pure, même après tous les supplices qu’on lui a infligé, tous les conflits traversés (en Afrique et en Europe) : Bakhita est d’une force exceptionnelle, et d’une bonté extra-ordinaire. J’ai également appris de nombreuses choses sur la traite des esclaves au Darfour et au Soudan, je ne connaissais pas les détails de cette triste période. Un roman que je vous conseille de lire, qui me marquera sans doute pour toujours, et qui sera sans aucun doute dans mes plus beaux coups de cœur de l’année. Merci Madame Olmi pour ce livre merveilleux.

Un tout petit moins : le portrait sur la couverture du roman du livre de poche : je me suis rattachée à se portrait tout le long du roman, pour me visualiser Bakhita, mais ce n’est pas elle ! C’est un portrait d’une « femme gabonaise », déception! (ci-dessous la vraie Bakhita).

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Joséphine Bakhita

Bakhita | Véronique OLMI
Le livre de Poche | février 2019
480 pages | 8€70

Songe à la douceur | Clémentine Beauvais

Hello les mordus de lecture ! Me voici de retour sur le blog avec une chronique sur un roman que vous connaissez peut être déjà : Songe à la douceur de Clémentine Beauvais. C’est le premier livre que je découvre de cette jeune autrice très prolifique, puisqu’à seulement 28 ans elle a déjà écrit pas moins de 15 romans 😱😱 incroyable non ! (suite…)

Les [més]aventures de Chloé | Nelly Rullé

Il est enfin là ! Le deuxième volet des aventures de Chloé est enfin sorti et il est arrivé jusqu’à moi par l’intermédiaire d’un concours réalisé par l’auteure. Chouette car j’avais beaucoup aimé le tome 1 ! (suite…)

Entre ciel et Lou | Lorraine Fouchet

Hello les lecteurs ! Je viens de terminer le roman de Lorraine Fouchet « Entre ciel et Lou ». C’est le deuxième livre de l’auteure que je lis, puisque j’avais découvert l’année dernière « Les couleurs de la vie » qui m’avait beaucoup plu. Cela faisait un moment que cet ouvrage était dans ma wishlist, et l’ayant enfin trouvé d’occasion il y a quelques semaines, je ne pouvais attendre plus longtemps : il fallait le sortir de mon immense pal !

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L’arabe du futur / Riad SATTOUF – Allary Editions

img_20181211_180705_6323026311271586062740.jpgBonjour à tous ! Je vous retrouve aujourd’hui avec un livre dont vous avez peut être entendu parlé : l’Arabe du futur, une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984) de l’auteur Riad Sattouf. C’est un roman graphique dans lequel Riad Sattouf raconte sa jeunesse. (suite…)

Chanson douce / Leïla SLIMANI – Folio

« Chanson douce » : vous en avez forcément déjà entendu parlé, ce roman qui a remporté le Prix Goncourt en 2016. Je l’ai trouvé d’occasion ce week end, et malgré le fait que mon bébé commence l’assistante maternelle demain, j’ai voulu découvrir ce livre (oui je suis peut être un peu maso…). Et, comment dire … il est très addictif ! Voici mon avis. (suite…)

Les couleurs de la vie / Lorraine FOUCHET – Le livre de poche

Me voici de retour avec une nouvelle chronique ! Je vous parle cette fois-ci du nouveau roman sorti en poche cette année, de l’auteure Lorraine Fouchet. Vous la connaissez peut être son précédent roman « Entre ciel et Lou » ? Pour ma part, c’est une première avec la plume de l’écrivain ! Je remercie vivement les éditions Le livre de poche pour cette découverte. Voici mon avis.

Résumé éditeur : Quand Kim, jeune Groisillonne fraîchement débarquée de sa Bretagne natale à Antibes, est embauchée comme dame de compagnie par Côme, elle est touchée par le dévouement de ce fils pour sa mère Gilonne. D’autant que cette mondaine, ancienne actrice au caractère bien trempé, n’est pas toujours facile à vivre ! Quelle est donc sa surprise quand elle découvre, au hasard d’une conversation téléphonique, que le fils de Gilonne est mort…

Kim est une jeune femme en plein tourment : sa grand mère qui l’a élevée, vient tout juste de décider de sans aller pour toujours, afin de ne pas être un poids pour sa petite fille. Ce choix fatidique, Kim n’arrive pas à l’accepter. Elle se sent démunie, seule et de nombreuses questions existentielles viennent perturber ses pensées : mérite t-elle l’amour qu’on lui porte ? La vie mérite t-elle d’être vécue ? Existe t-il des cotés positifs à la vieillesse ?
Sur un coup de tête, elle quitte son ile Bretonne et son compagnon Clovis, pour s’installer quelques semaines à l’autre bout de la France, à Antibes. Embauchée dans une maison de retraite, parviendra t-elle à trouver les réponses à ses questions au contact de ces personnes âgées, toutes plus loufoques les unes que les autres ?

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce roman choral, c’est qu’il n’y a pas de temps mort, chaque chapitre est révélateur d’une anecdote, d’un fait divers qui permet à Kim (et à nous, lecteur, par la même occasion) de démêler le vrai du faux sur l’histoire de ces deux personnages si mystérieux : Gilonne et Côme. Une petite enquête, au cœur d’un roman feel good, c’est assez original !
L’auteure donne la parole à chaque protagoniste (et même à certains objets, comme un miroir ou un palier !), qui personne donnant sa propre version de l’histoire. Et j’avoue que j’ai été surprise !

Beaucoup de thèmes sont abordés dans le roman, et toujours avec tendresse : la famille, la maternité, le deuil, la vengeance, l’amitié, la solitude… Sans jugement aucun. Un voyage au détour de plusieurs vies, de l’enfance à la vieillesse.

Les personnages sont très attachants, et l’écriture fluide, ce qui permet une lecture agréable. J’ai beaucoup aimé le couple Kim/Clovis, deux jeunes gens sincères, qui ont une confiance aveugle l’un envers l’autre.

Un roman qui m’a fait passer un bon moment. J’aimerai maintenant lire Entre ciel et Lou, pour découvrir cette île Bretonne qu’est Groix dont l’auteure ne nous montre ici que les prémices ! Un livre où les relations inter-générationnelles sont mises en avant. Une belle découverte pleine de tendresse.

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie / Virginie GRIMALDI – Le livre de poche

Et voila, je viens de tourner la dernière page de mon premier Virginie Grimaldi ! Il était temps, je les vois sur tous vos profils insta, et quelle meilleure période que l’été pour se lancer ? Je remercie vivement les éditions Le livre de Poche qui m’ont permis, encore une fois, de découvrir cette auteure française. (suite…)

Le jour où maman m’a présenté Shakespeare / Julien ARANDA – Editions Eyrolles

Hello ! Aujourd’hui je viens vous parler d’un roman que j’ai dévoré en 2 jours. Je remercie chaleureusement l’auteur pour m’avoir proposé la lecture de son livre, ainsi que les éditions Eyrolles pour leur confiance. C’est parti pour la découverte ! (suite…)