Le pacte d’Avril | Sophie Astrabie

Bonjour à tous ! Je vous retrouve aujourd’hui avec ce roman de Sophie Astrabie, paru en poche il y a quelques semaines chez Le Livre de Poche (que je remercie chaleureusement pour cet envoi). C’est la première fois que je lis cette autrice, je suis donc vierge de tout à priori ! Voici ma chronique. (suite…)

Quand nos souvenirs viendront danser |Virginie Grimaldi

Je viens tout juste de terminer ce roman… dévoré en 1 jour ! Cela m’arrive très rarement, d’être aussi happée par l’histoire, de vouloir à tout prix connaitre la suite. Je vous présente aujourd’hui l’un des livres qui figurera certainement dans mon top 10 de l’année 2019. Sortie en librairie le 2 mai (merci aux Éditions Fayard pour cette découverte) !

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Résumé éditeur

« Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.
Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que six: Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi, Marceline.
Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos souvenirs, nos vies -, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre . Tous les coups sont permis: nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus. »

Mon avis

Marceline et Anatole sont mariés depuis plus de soixante ans. Ils habitent impasse des colibris depuis le même nombre d’années, leur premier « chez eux ». Cette maison à vu grandir leur enfant unique, Corinne, puis accueilli Grégoire leur petit fils qui donna une seconde jeunesse au couple de jeunes grands-parents. Tous leurs souvenirs sont ici, les meilleurs… comme les pires. Alors lorsque le maire de la ville décide subitement de faire raser la petite rue, les 6 derniers habitants s’associent dans le but de sauver leurs foyers.

On pourrait croire que l’histoire se résume à cela. Pourtant, grâce à cette trame de départ, Virginie Grimaldi tisse une histoire merveilleusement touchante. Le lecteur découvre, pas à pas, la vie de Marceline au travers de souvenirs écrits tout au long de son existence, à la manière d’un journal intime. Nous apprenons donc à connaitre cette vieille femme un peu bourru (mais non sans un humour décapant !), et ce qui a « asséché » petit à petit son cœur. J’ai trouvé ce vas et vient « vie présente » – « vie passée » extrêmement bien coordonné et très attendrissant. Les extraits du carnet de Marceline donnent tout au long du récit des explications sur les relations entres voisins ou entres parents et enfants.

Les relations humaines sont donc au cœur de ce livre, et beaucoup de thèmes sont abordés : la perte d’un être cher, l’éloignement, des disputes, les secrets de famille… Le récit parvient à ne pas être larmoyant, et même drôle (on retrouve bien la plume de l’auteure !). J’ai adoré les personnages de Marceline et Anatole, qui s’aiment depuis tellement d’années et qui ont appris à vivre ensemble, coute que coute. C’est un magnifique exemple d’amour qui s’adapte, qui fait des concessions, qui s’épaule : est-ce que cela existe encore ? J’ai aimé les voir se disputer, se chamailler pour des broutilles ou se quereller sur des sujets plus sensibles. Ces différents les rendent vrais et authentiques, et plus d’une fois je me suis identifiée à ce couple (pourtant d’une toute autre génération).

Enfin, le thème qui m’a le plus touché est celui de la maladie et de la vieillesse. L’auteure traite ce sujet avec une grande délicatesse et j’ai été très touchée par l’histoire de Marceline (pour raisons personnelles…). J’aimerais tellement avoir son caractère à 83 ans 🙂 Je ne souhaite pas en dire d’avantage pour ne pas vous spoiler une once du récit !

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman. Je pense qu’il s’adresse à n’importe qu’elle génération, tout le monde peut retrouver un peu de lui dans ce livre. Encore une belle réussite pour Virginie Grimaldi (c’est mon préféré que j’ai lu pour l’instant, merci !). Je le conseille à 100% !

L’ivresse des libellules | Laure Manel

Hello les dévoreurs de livres ! Et oui, on se retrouve ENCORE avec un roman de Laure Manel 🙂 Mais quand c’est bon, pourquoi se restreindre ? Je vous parle aujourd’hui de « l’ivresse des libellules », qui vient tout juste de paraitre chez les éditions Michel Lafon (que je remercie chaleureusement pour l’envoi de cet ouvrage). Un roman assez différent de ceux écrits précédemment. Voici ma chronique. (suite…)

La mélancolie du Kangourou | Laure Manel

Bonjour à tous ! Qu’il me tardait de lire ce roman 🙂 J’attendais sa sortie en poche depuis l’année dernière (je n’aime pas lire les grands formats, pas pratique dans le lit), et donc quel bonheur de le trouver un jour dans ma boite aux lettres : surprise ! [merci aux éditions Le livre de poche – sortie en librairie le 24 avril 2019]. Ni une ni deux je me lance dans la lecture de ce roman de Laure Manel, avec tout de même un peu d’appréhension lors de la découverte de la quatrième de couverture… ma boite de mouchoirs est prête !

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Au petit bonheur la chance | Aurélie Valognes

Hello ! Me voici de retour avec une auteure que vous connaissez sans doute : Aurélie Valognes ! Je viens de terminer « au petit bonheur la chance », qui vient tout juste de paraitre aux éditions Le livre de poche et, comme d’habitude, c’est une joie de lire cette écrivaine. C’est parti pour la chronique de ce 4ème roman de la spécialiste du feel good à la française !

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Les suppliciées du Rhône | Coline Gatel

Hello les lecteurs !

Je vous retrouve aujourd’hui avec un style que je n’ai plus l’habitude de lire : le roman noir. Avec l’approche des Quais du Polar, je me plonge dans l’ambiance et découvre (grâce aux Éditions Préludes : merciii) le premier roman de Coline Gatel , paru le 6 février 2019.

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Bakhita | Véronique Olmi #coupdecoeur

Bien bien bien… elle va être difficile à rédiger cette chronique. Pourquoi cela ? Car ce roman m’a complètement chamboulée, j’avais beaucoup d’apriori, j’avais peur de me lancer dans cette lecture (n’étant pas fan du style biographique, et dramatique…). Le livre de poche m’a proposé de lire ce livre et je remercie vivement les éditions car j’ai été bouleversée, j’ai eu un gros gros coup de cœur !

Résumé éditeur

Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.
Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.

Mon avis

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Bakhita nait dans un paisible petit village du Darfour, et y même une vie tranquille de petite fille africaine, aimée de sa mère, son père et ses frères et sœurs. Cette relative quiétude est ébranlée par un premier événement qui traumatisera souvent Bakhita : l’enlèvement violent de sa sœur ainée. Elle a alors 5 ans. Elle vivra les deux années suivantes avec ce manque quotidien, puis sera enlevée à son tour par deux hommes, près de son village, et vendu comme esclave à seulement 7 ans. Elle marchera longtemps, pieds nus, et traversera tout le pays pour se rendre au Soudan, pays roi du trafic d’esclaves. Certains passages du récit ici me marqueront pour toujours, la violence est omniprésente, Bakhita perd tous ses repères, elle est déshumanisée. Les maitres battent, fouettent, insultent, les femmes, les hommes, les bébés.

Elle a soif et elle a mal, ses muscles sont tressés ensemble, comme les feuilles séchées des baobabs, rugueuses et grinçantes. Elle ne voit plus les esclaves avec qui elle a marché, elle les sent autour d’elle, des ombres lourdes, un souffle qui marche quand elle marche, s’arrête quand elle s’arrête, ils sont devenus une seule bête noire et courbée. Une seule bête blessée. Un quart des esclaves sont morts en route. Seule Binah est réelle.

Binah. Dans son grand malheur, Bakhita rencontre Binah, petite fille du même âge, qui la suivra dans cette longue traversée du désert, et qui sera achetée par le même maitre par la suite. Sans Binah, Bakhita n’aurait certainement pas survécu. C’est elle qui lui permet de garder espoir, elles se soutiennent mutuellement, elle devient sa famille et sa seule raison de survivre. Une relation profonde, d’un amour inconditionnel que l’auteure parvient à nous transmettre de manière magistrale. L’écriture de Véronique Olmi est fluide, presque poétique (ce qui tient du champ de force à la vue de la cruauté décrite…), et dépeint avec une terrible justesse les grandes étapes de la vie de la jeune esclave. Le lecteur pleure, tremble, espère aux côtés de Bakhita. Véritable biographie parfaitement documentée, Véronique Olmi retrace le destin tragique de celle dont le prénom signifie « la chanceuse« .

La deuxième partie du roman débute avec l’arrivée de Bakhita en terres européennes. Les relations avec les maitres changent, et elle rencontrera des personnes qui la « sauveront » du calvaire de l’esclavagisme, et lui permettront de trouver sa voix, celle qu’elle a finalement toujours essayé de suivre : sauver les enfants.

Ce qui m’a le plus touchée dans cet ouvrage, c’est de voir que l’âme de la jeune femme est toujours aussi pure, même après tous les supplices qu’on lui a infligé, tous les conflits traversés (en Afrique et en Europe) : Bakhita est d’une force exceptionnelle, et d’une bonté extra-ordinaire. J’ai également appris de nombreuses choses sur la traite des esclaves au Darfour et au Soudan, je ne connaissais pas les détails de cette triste période. Un roman que je vous conseille de lire, qui me marquera sans doute pour toujours, et qui sera sans aucun doute dans mes plus beaux coups de cœur de l’année. Merci Madame Olmi pour ce livre merveilleux.

Un tout petit moins : le portrait sur la couverture du roman du livre de poche : je me suis rattachée à se portrait tout le long du roman, pour me visualiser Bakhita, mais ce n’est pas elle ! C’est un portrait d’une « femme gabonaise », déception! (ci-dessous la vraie Bakhita).

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Joséphine Bakhita

Bakhita | Véronique OLMI
Le livre de Poche | février 2019
480 pages | 8€70

Songe à la douceur | Clémentine Beauvais

Hello les mordus de lecture ! Me voici de retour sur le blog avec une chronique sur un roman que vous connaissez peut être déjà : Songe à la douceur de Clémentine Beauvais. C’est le premier livre que je découvre de cette jeune autrice très prolifique, puisqu’à seulement 28 ans elle a déjà écrit pas moins de 15 romans 😱😱 incroyable non ! (suite…)

Les [més]aventures de Chloé | Nelly Rullé

Il est enfin là ! Le deuxième volet des aventures de Chloé est enfin sorti et il est arrivé jusqu’à moi par l’intermédiaire d’un concours réalisé par l’auteure. Chouette car j’avais beaucoup aimé le tome 1 ! (suite…)

Entre ciel et Lou | Lorraine Fouchet

Hello les lecteurs ! Je viens de terminer le roman de Lorraine Fouchet « Entre ciel et Lou ». C’est le deuxième livre de l’auteure que je lis, puisque j’avais découvert l’année dernière « Les couleurs de la vie » qui m’avait beaucoup plu. Cela faisait un moment que cet ouvrage était dans ma wishlist, et l’ayant enfin trouvé d’occasion il y a quelques semaines, je ne pouvais attendre plus longtemps : il fallait le sortir de mon immense pal !

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