Hippocrate aux enfers / Michel CYMES – Le livre de poche

En voici un livre dont la lecture ne laisse pas indifférent. Nous connaissons tous Michel Cymes, médecin et animateur tv dont l’humour à fait la popularité du Magazine de la santé qu’il co-anime depuis 1998. Nous le retrouvons ici en tant qu’écrivain, et avec un sujet qui le hante depuis de longues années…

« J’ai toujours voulu écrire ce livre. […] La vérité est pire que ce que j’imaginais. »

résumé : C’était là.
C’est là que tant de cobayes humains ont subi les sévices de ceux qui étaient appelés « docteurs », des docteurs que mes deux grands-pères, disparus dans ce sinistre camp, ont peut-être croisés.
Je suis à Auschwitz-Birkenau. Là, devant ce bâtiment, mon cœur de médecin ne comprend pas. Comment peut-on vouloir épouser un métier dont le but ultime est de sauver des vies et donner la mort aussi cruellement ? Ils n’étaient pas tous fous, ces médecins de l’horreur, et pas tous incompétents. Et les résultats de ces expériences qui ont été débattus, discutés par des experts lors du procès de Nuremberg ? Ont-ils servi ?

Ce livre est composé de portraits de « médecins » ayant commis de nombreuses atrocités durant la seconde guerre mondiale. Michel Cymes (dont on apprends dans les premières pages du livre que ces deux grands pères ont disparu en camps de concentration) pose plusieurs questions : ces médecins, qui étaient-ils ? Comment sont-ils passés de sauveurs de vie à tueurs en série ? Étaient-ils réellement fous ?
En voila un sujet intéressant. Ce livre destiné au grand public nous permets d’avoir une vision globale du thème abordé. Pas besoin donc d’être passionné d’Histoire pour suivre les événements décrits dans l’ouvrage, l’auteur de nous submerge pas de dates, il se focalise sur le sujet tout en le rendent accessible à n’importe quel lecteur.

Toujours dans cette optique, on retrouve en pages centrales des photographies (portraits de médecins, expériences, laboratoires…). Pour ma part, cela m’a aidé à m’immerger dans le contexte et j’ai pu ainsi mettre un visage sur les horreurs commises. Comment un homme, qui ressemble à tant d’autres, peut-il commettre autant de monstruosités ?

Cymes présente chaque médecin : sa jeunesse, son parcours scolaire, la façon dont il est arrivé à côtoyer le parti SS. Il parle des expériences menées par chaque individu (expériences réalisées afin d’aider l’armée allemande sur le front) mais ne tombe pas dans le sensationnel (il y a des descriptions, bien évidemment dont on imagine pas que cela à bien pu se produire, mais on ne tombe pas dans les détails scabreux).
Ne faisant pas partie d’un public averti sur la question, j’ai appris de nombreuses informations (à la fois captivantes et qui font froid dans le dos!) : saviez-vous par exemple que certains de ces médecins ont vu leurs peines allégées, parfois ceux-ci n’ont fait que quelques années de prison, et ont ensuite pu reprendre leurs activités en tant que praticien ? C’est effrayant…

J’ai tout de même une petite retenue sur cet ouvrage: comme il l’affirme d’ailleurs dans son livre, Michel Cymes n’est pas un historien et cela se ressent dans ce livre. Bien qu’intéressant, les faits sont tous tirés d’ouvrages publiés ultérieurement (exemple, les médecins de la mort). Les citations sont donc nombreuses, mettent en valeur le texte de M. Cymes, mais celui-ci n’apporte pas de recherches nouvelles. Si ce n’est la vulgarisation du sujet (de manière positive j’entends).
Cet aspect de notre histoire est tellement importante et le devoir de mémoire fondamental, je trouve donc très judicieux d’avoir écrit un livre permettant au grand public de connaitre les horreurs qui ont pu être orchestrées durant ce conflit, et ainsi je l’espère ne plus jamais les revivre.

Par amour / Valérie TONG CUONG – Le livre de Poche

Voici un roman que je n’aurai jamais lu si Le livre de Poche ne m’avait pas proposé de le découvrir, tant le sujet traité m’émeut (je me transforme en fontaine vivante à chaque fois !). Me voici donc plongée dans ce récit, suivant le quotidien de deux couples havrais et leurs enfants… (suite…)

Marina / Carlos Ruiz Zafon – Pocket Jeunesse

Alors que L‘ombre du vent a été sacré Coup de cœur 2017 par moi même, vous avez été nombreux à me conseiller Marina pour continuer de découvrir cet auteur Espagnol mondialement connu qu’est Carlos Ruiz Zafon (mais que je ne connaissais pas du tout il y a encore quelques mois ! J’ai pourtant fait espagnol deuxième langue, je comprends pas… lol).

Ni une ni deux, je me procure l’exemplaire de Marina (publié chez PKJ, décidément, les maisons d’éditions ne peuvent-elles pas se mettre d’accord pour publier l’ensemble de l’œuvre de l’auteur chez une seule d’entres elles ? Ça fait dépareillé dans ma bibliothèque nom de nom ! hashtag modemaniaquedulivre enclenché / Zafon est publié en poche chez PKJ, le livre de poche et pocket )

Ça parle de quoi ? Dans la Barcelone des années 1980, Óscar, quinze ans, a l’habitude de fuir le pensionnat où il est interne. Il est attiré par les vieilles résidences à l’abandon dans le quartier, vestiges d’un passé fastueux. Au cours de l’une de ses escapades, il fait la connaissance de Marina, qui vit avec son père dans l’une de ces demeures pleines de souvenirs. Fascinée par l’énigme d’une tombe anonyme, Marina entraîne son jeune compagnon dans le vieux cimetière de Sarrià. Qui est la femme voilée venant se recueillir devant cette pierre tombale sur laquelle est gravé un mystérieux papillon noir, sans aucune autre inscription? Óscar et Marina vont réveiller les protagonistes d’une tragédie vieille de plusieurs décennies…

Si vous aimez cet auteur, vous ne serez pas déçu par Marina. On reconnait dès les premières pages le style de Zafon, et l’on replonge dans une Barcelone d’après guerre, sombre et fantasmagorique. Les similitudes avec l’ombre du vent sont nombreuses : narration à la première personne, le personnage principal est un jeune homme de 15 ans, il découvre la ville et tombe éperdument amoureux d’une jeune fille secrète et mélancolique. Il va tenter de lever le voile sur le mystère qui recouvre un intriguant personnage, retombé dans l’oubli depuis plusieurs décennies. Au fil de son enquête et des différentes rencontres qu’il fera, l’énigme se dénoue petit à petit, dévoilant une fin surprenante et émouvante.
J’ai retrouvé dans ce roman la même atmosphère que dans l’ombre du vent, mais également les mêmes « mécanismes » de construction du récit. Même si je préfère L’ombre du vent, j’ai trouvé le dénouement de Marina plus inattendu. Il n’en demeure pas moins un très bon livre, qu’il est difficile de fermer en cours de lecture tellement les rebondissements sont nombreux, nous laissant sans cesse haletant et désireux de connaitre la suite.

J’ai toutefois été surprise du côté fantastique et surnaturel, auquel je ne m’attendais pas du tout ! Il faut dire que ce roman, publié en 1999 en Espagne, est destiné à la jeunesse (mais également aux plus grands, comme l’explique judicieusement l’auteur dans une « note de l’auteur » en fin de livre). L’histoire du savant fou donne un semblant de légèreté qui permet aux jeunes lecteurs de prendre du recul sur cette histoire.
J’ai été donc ravie de retrouver Carlos Ruiz Zafon avec ce roman, et j’ai hâte de poursuivre ma découverte avec, pourquoi pas, le jeu de l’ange.

PS: il y a une toute nouvelle édition de l’ombre du vent, version collector, chez Pocket (perso, je préfère l’ancienne couverture du Livre de poche, plus représentative du roman).  Et vous ?

Marina
310 pages / ISBN-13: 978-2221116524

L’île du crane & Maudit Graal / Anthony HOROWITZ – Le livre de poche jeunesse

J’ai récemment découvert (toujours sur instagram) l’existence de ces deux romans jeunesse. Certaines m’ont prévenu : « tu vas voir, il y a beaucoup de ressemblances avec Harry Potter! ». J’ai eu la chance de tomber sur le premier tome chez EasyCash (décidément, que des bonnes trouvailles) et je me suis dépêchée de découvrir cet auteur.
Avant de revenir sur la « polémique » du plagiat HP, voici un petit résumé de mes lectures.

De quoi ça parle ? : David Eliot vient d’être renvoyé du collège et cette fois ses parents ont décidé de sévir ! Il se retrouve dans une école bien étrange, sur la sinistre île du crâne, au large de l’Angleterre. Très vite, il soupçonne le pire. Mais il est encore loin de la vérité…
Avec Maudit Graal (tome 2), David va devoir sauver l’école d’une grande menace. Parviendra t-il à résoudre l’énigme du Maudit Graal avant que celui-ci ne soit dérobé ? Et dans quel but ?

L’auteur britannique nous plonge dans une atmosphère mystérieuse et souvent bien absurde (au sens positif du terme, j’ai trouvé ça très drôle). On retrouve l’humour très marqué « british ». L’écriture est fluide, ce qui facilitera indéniablement la lecture pour les plus jeunes (les 2 tomes sont proposés pour les 10 ans et +).
2 points négatifs pour le tome 1 : j’ai eu un peu de mal avec le tout début du livre, justement l’humour britannique est un peu brute de décoffrage (j’ai un peu tiqué sur les scènes de violences conjugales j’avoue, mais qu’il faut prendre au 6eme degré), je ne m’attendais pas à ça. Je trouve également que la fin tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, et je suis donc bien contente qu’il y ai un second volet.
J’ai préféré le tome 2, moins prévisible, avec une sens des détails plus poussé et très bien retranscrit par l’auteur (on s’y croirait vraiment, surtout sur la fin lorsque tout s’accélère). Pas de points négatifs pour Maudit Graal, sauf qu’il n’y a pas de 3eme tome (sniiif).

Maintenant, je tenais à revenir sur les « ressemblances » avec la saga Harry Potter

Entendons nous bien : j’adore l’univers HP, que je trouve bien au dessus de ces deux courts romans pour enfants. L’atmosphère féérique et beaucoup plus détaillée d’Harry Potter place cette saga dans le top 5 de toutes celles que j’ai pu lire jusqu’à présent. CEPENDANT, j’ai été particulièrement intriguée (voir choquée, oh my god !) par les similitudes entres les deux textes d’horowitz et le Harry Potter à l’école des sorciers. Clairement, j’avais l’impression de suivre Harry dans l’Ile du Crâne et je voyais le château de Poudlard pour décors.

Voici un petit panel des ressemblances que j’ai pu mettre en évidence chez Horowitz:
– les personnages : 3 jeunes (1 personnage principal David, 1 jeune fille intrépide et 1 garçon maladroit), un homme à tout faire d’allure monstrueuse et un peu bourru (comme Hagrid), des professeurs (1 loup garou, une professeur de magie qui ressemble étrangement à Mc Gonagall)..), et dans le tome 2 on retrouve même bizarrement un « ministère », un jeune « méchant » blond les cheveux en arrière (Draco ?)…
– l’école de sorcier
– Les parents méchants, qui n’hésitent pas à envoyer David en punition enfermé sous le placard de l’escalier …
– La famille de David apprends qu’il est pris à l’école par une mystérieuse lettre qui arrive toute seule dans la boite aux lettres..
– le voyage en train pour aller à l’école, ou David rencontre ses deux acolytes qui sont dans la même cabine que lui
– Les élèves dorment dans des dortoirs
– le bureau des directeurs
– le système de point pour le classement du meilleur élève
– les personnages des tableaux parlent (!!!)
– la tante de David « gonfle »

Toute la base de l’histoire d’HP est donc pompée, selon moi (ouuuu lala je vais m’attirer les foudres des fans 🙂 sorryyy) sur les romans d’Horowitz. J.K Rowling a apparemment été accusée de plagiat mais à nié, expliquant s’être seulement « inspiré » des livres de l’auteur britannique. Je vous laisse juger 🙂
PS: petit fait intéressant, sur wikipedia (oui bon ok, c’est pas la source du siècle mais bon), les livres d’Horowitz ne sont pas du tout mentionnés dans les sources d’inspiration de Rowling… mouiiii c’est ça 😀

Fahrenheint 451 / Ray BRADBURY – Folio SF

Cela faisait longtemps que je souhaitais découvrir ce roman, dystopie marquante de la littérature moderne, et dont le récit fait étrangement écho à notre société actuelle.
Publié pour la première fois aux États Unis en 1953, il parait ensuite en France en 1955 aux éditions Denoël et obtiendra d’ailleurs le prix Hugo du meilleur roman en 1954.

Résumé: 451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Le pompier Montag se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Ce roman est composé de 3 parties : dans la première, nous découvrons le personnage principal Montag, pompier de profession. Il mène une vie paisible, où rien ne vient tourmenter son quotidien. Son existence va cependant être bouleversée par une rencontre, celle de Clarisse, sa jeune voisine. Intrépide et rêveuse, Clarisse pose une simple question à Montag : est-il heureux ? Il n’aura jamais la possibilité de lui répondre, car la jeune fille disparait mystérieusement. Le pompier commence alors à se poser des questions existentielles, chose quasi inconcevable dans cette société aseptisée où tout est servi sur un plateau, où tous les besoins sont assouvis sans que l’Humain n’ai à réfléchir. Mais pourquoi brûle t-on les livres ? Que contiennent-ils de si dangereux ?

« Il n’y a pas besoin de brûler des livres pour détruire une culture.
Juste de faire en sorte que les gens arrêtent de les lire. »

[ATTENTION ; SPOILER !!!] La deuxième partie commence lorsque Montag passe du côté « terroriste », à savoir qu’il commence à lire des livres (volés). Débute alors une série de questionnement et de prise de conscience. Il commence à penser par lui même, ce qui est une infraction grave. Il passe de l’état de pompier bruleur de livres, à un rebelle courageux. Le rythme du récit.
Dans la troisième partie, Montag est démasqué et trahi. Se déclenche alors une course poursuite pour sa survie, va t-il parvenir à déjouer les tours du féroce Limier (infaillible chien mécanique à huit pattes, dont les pompiers ont recours afin de débusquer les fauteurs de troubles) ? Et si oui, qu’adviendra t-il de ses livres ? Est-il vraiment seul dans ce combat pour la sauvegarde de la Culture ?

C’est un roman qui se lit rapidement (235 pages) et qui est bien rythmé. J’ai été totalement embarquée par l’atmosphère pesante et capitonnée. J’ai adoré ressentir l’éveil de l’intérêt intellectuel chez Montag, et été happée par la course poursuite à sa survie. Je regrette toutefois un dénouement un peu trop rapide à mon gout…
C’est un très beau texte, poétique, délicat et à la fois fort de sens. Bien qu’écrit dans les années 1950, la pensée de ce roman n’en ai pas moins obsolète et l’on ne peut que saluer le pouvoir visionnaire de l’auteur. Un pilier de la littérature SF qui mérite d’être lu.

Maman – Marie Drucker & Sidonie Bonnec / Le livre de Poche

Voici un petit guide pour toutes les futures et nouvelles mamans ! J’ai eu la chance de pouvoir découvrir cet ouvrage écrit par les journalistes Marie Drucker et Sidonie Bonnec aux éditions Le livre de poche. Je ne suis pas fan des livres de conseils pour les futures mamans, j’en ai acheté pleins en début de grossesse et j’ai treees vite arrêté de les lire car plus anxiogène qu’autre chose (QUOI, mon bébé fait pas 500g à 4 mois et son tour de tête est plus petit que celui mentionné par machin docteur truc ! 😲 oh non il est mal formé j’en suis suuur) bref étant de nature stressée et ayant eu une grossesse hors norme et toute pourrite, j’ai appris à laisser faire les choses. ..
Alors quand on m’a envoyé ce livre, j’étais dubitative. . Et bien c’est une bonne découverte ! On y retrouve pleins de conseils PRATIQUES pour la grossesse, et jusqu’aux 2 ans de votre bébé. (suite…)

Reine de cendres – Erika Johansen / Edition Livre de Poche

J’ai terminé, non, j’ai DÉVORÉ, Reine de Cendres, premier tome de la trilogie du Tearling. Ce roman est paru initialement aux éditions JC Lattès sous le titre La Reine du Tearling. (suite…)

Découverte de l’auteure Aurélie Valognes

les belles couvertures assorties, j’adore !

Je suis récemment tombé sur ces deux textes (chez EasyCash) de l’auteure « dans le vent » et présente sur les réseaux sociaux : Aurélie Valognes. Trouvé donc d’occasion pour quelques euros, je craque pour ces deux courts romans, aux titres mystérieux (et amusants) : Mémé dans les orties (premiers roman de l’auteure), et En voiture Simone (publié également chez Michel Lafon sous le titre Nos adorables belles filles).
(suite…)